
La Côte d'Ivoire bat le Mali (1-0) et rejoint la Zambie en finale de la CAN 2012
La Côte d'Ivoire a rejoint la Zambie en finale de la 28ème Coupe d'Afrique des nations (CAN) en dominant le Mali sur la marque de 1 but à 0, en demi-finale disputée mercredi à Libreville, au Gabon.
Les Ivoiriens sont entrés en trombe dans la partie, trouvant deux fois Drogba (5e mn) puis par Yaya Touré (15e mn), le poteau de la cage de Diakité.
Mais dans cette partie où les deux équipes étaient bien en place, il a fallu attendre un exploit de Gervinho pour débloquer la situation. Après avoir récupéré la balle au niveau de la ligne médiane, le feu-follet ivoirien, après une chevauchée de près de 70 mètres, réussit à loger la balle dans le petit filet, du plat du pied droit (45e mn).
Une avance que la défense ivoirienne (invincible depuis le début du tournoi) parviendra à conserver, malgré les assauts maliens à l'efficacité limitée par la lenteur de leur exécution.
Grand favori de la compétition, la Côte d'Ivoire tient son rang. Elle va disputer la troisième finale de CAN de son histoire après celle remportée en 1992 à Dakar et celle perdue en 2006 en Egypte.
La finale de la CAN 2012 opposera, dimanche à Libreville, la Côte d'Ivoire à la Zambie, qui s'est défait, à la surprise générale, quelques instants auparavant, du Ghana (1-0), un autre favori de la compétition.
Les réactions après Côte d'Ivoire - Mali
François Zahoui (sélectionneur de la Côte d'Ivoire)
« On s'attendait à un match très, très difficile. On a souffert au niveau des nerfs. Nos deux poteaux et nos occasions gâchées les ont mis en confiance. Il fallait gérer les moments difficiles. Heureusement, on a marqué avant la mi-temps, mais dans l'ensemble mes joueurs ont géré le match avec calme et patience. Le Mali n'était pas là par hasard. J'ai été surpris par leur calme et la manière dont ils ont posé le jeu. Mais heureusement notre défense est très mature et solide depuis le début de la compétition. Après les échecs passés, on savait que tant qu'on ne prendrait pas de buts, on pouvait faire la différence devant. Ce projet est resté en place jusqu'au bout. (A propos de la Zambie, l'adversaire de la Côte d'Ivoire en finale) C'est une équipe jeune, très joueuse qui pratique un bon football. Ils vont de l'avant et posent problèmes à ceux qu'ils croisent. Cela va se jouer à des détails mais ça va être une belle finale. Après le crash de 1993, ils ont su reconstruire et repartir avec patience. On les respecte. Mais nous aussi, avec les événements en Côte d'Ivoire, on a à coeur de ramener le trophée. Le pays est derrière nous. Il y a beaucoup de prières et d'attente autour de cette équipe. »
Alain Giresse (sélectionneur du Mali):
"On a dû se priver de deux joueurs. On peut être fier du match qu'on a disputé. Il n'a pas manqué grand- chose mais à ce niveau, ce détail est important. Prendre un but à ce moment, juste avant la mi-temps, c'est difficile. On est presque arrivé à bousculer cette équipe. On a mesuré ce qui fait la différence entre des joueurs qui ont une expérience du très haut niveau et une équipe qui est en train de se construire. Le Mali s'est élevé pour être au niveau de cette demi-finale. On va retrouver le Ghana qu'on a joué au 1er tour. Mais ce match pour la 3e place est toujours très particulier, c'est l'affrontement entre deux équipes qui ont perdu. Il y a un aspect moral important, car chaque équipe est touchée moralement. Je ne peux pas savoir dans quel état moral sont les joueurs mais c'est mieux de finir 3e que 4e. Mais l'approche est toujours particulier, c'est pourquoi il y a des compétitions où cette finale n'existe pas.