
Les équipes africaines autorisées à recourir à des guérisseurs pendant le Mondial 2010
Les équipes africaines peuvent avoir recours à des guérisseurs (ou médecins traditionnels) et utiliser des formes traditionnelles de traitement durant la phase finale de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, a annoncé mercredi la radiotélévision publique sud-africaine (SABC).
Selon la SABC, la décision a été prise au terme de la 3ème Conférence internationale de la médicine du football organisée, le week-end à Sun City, près de Johannesburg, par la Fédération internationale de football (FIFA).
Plus de 300 médecins du sport, physiothérapeutes et médecins des 32 équipes qualifiées ont pris part à ce conclave.
Se faire consulter par un guérisseur avant de s'engager dans une manifestation d'envergure, comme la Coupe du monde de football, n'a rien de nouveau pour les Sud-africains, déclare la SABC, ajoutant que la plupart des footballeurs africains ont recours à cette pratique avant d'aborder un match important, pour se donner un certain confort psychologique.
Pour nombre de médecins présents à cette conférence, la décision de l'instance dirigeante du football mondial est surprenante.
Mais le président de la commission médicale de la FIFA, Michel D'Hooghe, s'est voulu rassurant, indiquant que la FIFA ne se fait pas trop de soucis à l'idée de voir des équipes recourir à la médecine traditionnelle africaine durant la compétition.
« La FIFA n'exerce pas de contrôle strict sur les traitements (donnés par les guérisseurs). Elle va travailler étroitement avec les 32 médecins des équipes qualifiées, sous les auspices de l'Agence mondiale contre le dopage, pour faire en sorte que les méthodes traditionnelles utilisées ne s'appuient que sur le renforcement spirituel des joueurs », a indique le président de la commission médicale de la FIFA.
Six équipes africaines prendront par à la Coupe du monde 2010, prévue du 11 juin au 11 juillet prochain en Afrique du Sud. Outre le pays hôte, il y aura l'Algérie, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Nigeria et le Ghana.
Selon la SABC, la FIFA a prévu 256 tests anti-dopage inopinés, avant et pendant la Coupe du monde, à raison de deux joueurs choisis au hasard par équipe et par match.
D'Hooghe a précisé que toutes les équipes participantes ont signé un mémorandum par lequel elle s'engagent à lutter contre le dopage.
Il a qualifié les infrastructures médicales sud-africaines de bonne qualité.
La Coupe du monde de football est réputée être l'une des compétitions les « propres » du monde. Le dernier cas de dopage à une phase finale de Coupe du monde remontant à 1994, lorsque l'Argentin Diego Maradona avait été contrôlé positif.