
Poursuite des négociations pour la levée totale du bannissement des populations étrangères et allochtones
Le préfet de Tabou, Henry-Abel Kouassi Miézan, a entrepris des pourparlers avec la chefferie traditionnelle de la tribu Ompo pour lever la dernière poche de résistance au retour dans leurs plantations des ressortissants burkinabés de l'ethnie Dagari et les allochtones Lobi bannis du département de Tabou depuis 1999 suite à un conflit foncier sanglant.
Le bannissement de ces populations a été levé officiellement depuis le 29 octobre 2006 par 10 des 11 tribus Kroumen du département à l'exception de la tribu Ompo.
La tribu Ompo, forte de 15 villages, théâtre du meurtre commis par un paysan burkinabé à l'origine du bannissement, estime qu'il est encore trop tôt pour lever les mesures d'expulsion.
Lors de différentes rencontres dans les villages de Déhié et Ouéguiré (chef-lieu de la tribu), le préfet a insisté sur la nécessité d'adhérer au nouveau contexte de paix favorisé par l'accord de Ouagadougou signé le 4 mars par les ex parties belligérantes sous l'égide du facilitateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le président Blaise Compaoré du Burkina Faso.