
Des végétaux flottants créent des nuisances aux populations et aux espèces animales des plans d'eau lagunaires
Des végétaux flottants qui ont envahi les plans d'eau lagunaires de Grand-Bassam, environ 30 km au sud d'Abidjan, créent des nuisances aussi bien aux populations riveraines qu'aux espèces animales y vivant, a constaté l'AIP.
Ces végétaux flottants sont constitués de jacinthe d'eau qui apparaissent chaque année en saison pluvieuse sur les plans d'eau lagunaires, et aggravent les effets pervers de la fermeture de l'embouchure du fleuve Comoé, notamment la gêne des activités de pêche et de transport; et la baisse des activités touristiques.
La masse de jacinthes d'eau, note-t-on, empêche la pénétration des embarcations à cause des longues racines pendantes qui bouchent les prises d'eau des refroidisseurs des moteurs et bloquent les hélices. Il est impossible aux paysans des côtes lagunaires d'avoir accès à leurs exploitations par la pirogue.
Les plans d'eau ne peuvent être utilisés à des fins touristiques à cause de leur saturation par ces végétaux. Selon des spécialistes, la privation de la luminosité des fleuves et des lagunes provoque la mortalité ou la réduction massive de la faune aquatique.
Le ministère de l'Environnement, pour contenir cette pollution verte de jacinthes d'eau, avait construit, en 1991, des barrages flottants sur les plans d'eau lagunaires de Grand-Bassam et d'Abidjan. Mais, la persistance de cette pollution amène à envisager l'ouverture de l'embouchure du fleuve Comoé pour faire disparaître définitivement ces jacinthes d'eau.