
Le préfet s'attaque aux problèmes fonciers, d'hygiène et de salubrité
Le préfet de San Pedro, Jacques N'Guessan Obouo, a décidé de s'attaquer à la gestion désordonnée du foncier urbain, la divagation des animaux et à l'insalubrité dans le chef-lieu de la région du Bas Sassandra.
Afin que tous les intervenants dans ces trois domaines soient sur la même longueur d'onde, le préfet a eu une séance de travail avec les membres de la commission d'attribution des terrains urbains jeudi, une autre vendredi avec les représentants des éleveurs et bouchers, les directeurs locaux de la production animale et des ressources halieutiques, de la santé, de l'hygiène publique et des services techniques de la mairie de San Pedro.
"Les pratiques qui avaient cours avant mon arrivée en matière de gestion du foncier et des finances qu'elles génèrent doivent cesser. Tout doit être désormais fait selon les textes en vigueur", a-t-il dit.
"La mairie lotit, met les lots à la disposition de la commission d'attribution qui les distribue et les attributaires paient les frais de bornage à la trésorerie générale avant que le préfet délivre les lettres d'attribution", a expliqué le préfet.
Relativement à la divagation des animaux, les éleveurs ont été sommés de ne plus laisser les animaux errer dans la ville.
Le maire, Clément Nabo, présent à la séance de travail, a promis de trouver un nouveau site que les éleveurs aménageront dans 45 jours pour parquer le bétail.
Face à l'émergence de la rage canine, une campagne de sensibilisation et de vaccination vient de prendre fin a rappelé le préfet avant d'annoncer le démarrage prochain de la phase d'abattage des chiens errants sans propriétaires.
Sur les problèmes d'assainissement et d'hygiène, le préfet de San Pedro a demandé au maire de poursuivre les travaux en cours et de faire en sorte que les arrêtés pris en la matière s'appliquent effectivement sur le terrain.
M. N'Guessan Obouo a demandé que cesse immédiatement la pêche dans les lacs de la ville fortement pollués.
Concernant l'Hygiène dans le traitement de la viande, les bouchers ont demandé aux autorités municipales la réhabilitation de l'ancien abattoir en y apportant l'électricité et l'eau courante à défaut de construire un nouveau.
Les bouchers ont également demandé un camion frigorifique pour le transport de la viande de l'abattoir aux points de vente.