
Le fleuve N'Zi en crue ravage les cultures à M'Bahiakro
Les eaux du fleuve N'Zi qui ne cessent de monter, depuis plus de deux semaines, ont débordé de leur lit sur plus d'un kilomètre et englouti toutes les plantations et jardins de maraîchers se trouvant dans la vallée de la ville de M'Bahiakro, a constaté sur place l'AIP.
Face à cette situation désastreuse, les cultivateurs sont désemparés et désespérés en voyant les rizières, les champs d'igname, de manioc et autres maraîchers sous les eaux pendant des jours alors même qu'elles continuent leur crue.
L'eau du N'Zi est donc aujourd'hui visible dès l'entrée de la ville, se rapprochant dangereusement de certains quartiers comme N'Gattakro et Résidentiel.
Au quartier Résidentiel, l'eau est parvenue jusqu'à moins de 10 mètres des dernières habitations. A l'Est de la ville, la route de Bouaké est déjà coupée sur plus de 300 mètres par l'eau qui a formé deux immenses lacs de part et d'autre de la voie.
Certains villages situés au nord de M'Bahiakro, derrière le N'Zi, ne sont accessibles que par des pirogues empruntés par les habitants. Cette situation a créé un véritable attrait touristique au niveau de la route de Bouaké où se rendent à chaque heure des centaines de personnes pour admirer l'eau ou se baigner.
Les plus heureux dans cette crue sont les pêcheurs, d'autant plus que, ces temps-ci, le poisson abonde dans ces eaux.
Une catastrophe naturelle de ce genre s'est produite au dernier trimestre 2003, mais dans des proportions moindres, rappelle-t-on.