
Poursuite de la grève des médecins toujours sans service minimum
La grève illimitée sans service minimum observée par les médecins s'est poursuivie mercredi dans tous les services sanitaires d'Abengourou malgré la menace de sanction du gouvernement.
Au Centre hospitalier régional (CHR), le syndicat des médecins et le collectif de syndicats des infirmiers, sages-femmes étaient sur le pied de guerre. Ils ont tenu séparément des réunions pour rendre compte à leurs militants des dernières décisions de leur bureau exécutif national respectif, sous l'œil vigilant des forces de l'ordre postées dans la cour.
Les services d'urgence, d'hospitalisation et tous les autres ont été fermés. Les populations ne se dirigent plus vers les centres médicaux publics, mais vers le privé, pour ceux qui le peuvent, a-t-on constaté.
Conformément aux instructions du gouvernement, le représentant du préfet de région, le secrétaire général, Dossan Kouakou Réné, est allé faire le constat de la situation au CHR où il en compagnie du commandant de Compagnie de la gendarmerie.
M. Dossan a livré aux syndicalistes en grèves à la salle de réunion du CHR le message du gouvernement pour une reprise immédiate du service.
Il a fait comprendre aux grévistes que si les conventions du droit du travail reconnaissent le droit de grève des employés, ces conventions reconnaissent aussi à l'Etat, en cas de nécessité, de réquisitionner les employés pour les besoins du service public.
Auparavant, le secrétaire général local du Synacass-ci, Dr N'Guetta Olivier, a indiqué que la grève en cours ayant un caractère national, les médecins au niveau local restaient à l'écoute du bureau exécutif national de leur syndicat.
Ils ont réitéré leur volonté de poursuivre la grève illimitée sans service minimum jusqu'à la satisfaction de leurs revendications qui restent, selon eux, la reconnaissance du doctorat en tant que diplôme d'Etat, prise en compte par la Fonction publique et la revalorisation des salaires des médecins.
La question judiciaire entre les deux tendances en conflit au niveau de la direction du syndicat est, selon Dr N'Guetta, une revendication secondaire.
Quant au représentant du Collectif des syndicats du personnels technique, Cissé Bininmon, il a signifié qu'ils attendaient la décision au cours de la journée de l'assemblée générale extraordinaire tenue à Abidjan par leurs différents syndicats relativement au protocole d'accord signé entre eux et l'Etat.
Ce protocole prévoit la signature au plus tard le 15 octobre, d'un décret revalorisant le salaire de cette catégorie de personnels de la santé.