
Bilan mitigé de la lutte antituberculeuse dans la zone d'Abengourou
L'atelier bilan régional de la lutte antituberculeuse des centres de diagnostic et de traitement de la zone de coordination d'Abengourou, tenu lundi à mercredi à Daoukro, a révélé des insuffisances dans la prise en charge de la maladie notamment au niveau du dépistage où le taux reste faible avec 59% réalisé contre un objectif au plan national fixé à 75%.
De l'exposé des résultats présentés par les responsables des 16 centres des régions du N'zi-comoé, du Moyen-comoé et du Zanzan, rattachés au centre antituberculeux d'Abengourou, il ressort que sur 1991 cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive attendus, 1122 ont été enregistrés pour un taux de 59%.
Un faible taux de dépistage que les différents intervenants ont imputé à l'inaccessibilité de certaines zones, à l'impraticabilité des routes et à l'insuffisance des centres de diagnostic et de traitement surtout dans la région du Zanzan.
Concernant les 1116 malades dépistés en 2005 et sous traitement en 2006, 867 ont été déclarés guéris pour un taux de succès thérapeutique de 78% quand le pourcentage de décès, 13%, est considéré comme encore élevé.
Pour améliorer les indicateurs de performance, les participants à l'atelier de Daoukro ont souhaité la création de nouveaux centres de prise en charge, la dotation des centres déjà existants en microscopes et en moyens logistiques pour renforcer leur capacité opérationnelle.
Ils ont également souhaité la création d'une filière de spécialisation en tuberculose à l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS) et l'intégration des directeurs régionaux et départementaux de santé dans les activités de lutte notamment dans la supervision de l'équipe cadre.
Des recommandations appréciées par Pr. Domoua Kouao du Programme national de lutte contre la tuberculose qui a rappelé l'intégration des sujets atteints de sida dans les activités de lutte contre la tuberculose.
Plus de 30% des malades de la tuberculose développe le sida, a-t-il révélé.