
Recrudescence du banditisme : Les populations crient leur ras-le-bol
Agressions, vols à main armée, braquages, vols de véhicules, coupure de routes constituent le lot quotidien des populations d'Agboville qui ne sachant plus à quel saint se vouer, crient leur ras-le-bol face à ce qu'elles appellent le laxisme des forces de défense et de sécurité.
"Ce n'est pas possible, il ne se passe pas un jour sans que quelqu'un ne se fasse agresser, nous en sommes à nous demander ce que font nos policiers et nos gendarmes", s'est indigné M.K. dans une émission diffusée vendredi par la radio locale.
"Pas plus tard que la semaine dernière, un chauffeur de car a été tué en pleine journée par des coupeurs de route sur l'axe Agboville-Rubino. Trop c'est trop. Si nos policiers ne peuvent pas assurer notre sécurité qu'ils le disent pour que nous le fassions
nous même", a renchéri un autre auditeur très remonté à l'image de toutes les personnes intervenues dans cette émission.
Le commissaire de police d'Agboville Essoh Lasme Gabriel qui comprend le désarroi des populations face à la recrudescence du banditisme dans le département, les assure de ce que leur police travaille.
"Que les populations se rassurent et nous regardent à l'œuvre, nous travaillons pour leur sécurité", a-t-il affirmé souhaitant toutefois que les autorités politiques du département s'impliquent à leurs côtés dans la lutte contre l'insécurité.
Il souhaite en outre que les populations coopèrent avec les FDS en leur donnant chaque fois qu'elles le peuvent, des informations susceptibles de les aider dans leur tâche.
Le préfet du département, André Epkonon, qui a eu une rencontre avec les forces de défense et de sécurité, sans livrer les stratégies de lutte contre cette insécurité grandissante dans le département, assure que des mesures sont prises pour ramener la quiétude au sein de la population.