
Dispensaire de Zaguiéta : un local inadapté aux besoins des populations
Le village de Zaguiéta, situé à 20 KM de Bonon et à 55 KM de Bouaflé, dispose d'un centre de santé composé d'une maternité et d'un dispensaire aux fortunes diverses.
Si la maternité construite dernièrement à fière allure, le dispensaire, bâti depuis 1954, offre peu d'espace aux visiteurs et malades.
Ce dispensaire qui couvre neuf villages et 19 campements, est le plus important centre de santé de l'arrière pays rural et a une aire sanitaire d'environ 32 429 personnes.
Il reçoit en moyenne 30 à 40 patients par jour en période d'affluence, c'est-à-dire, quand les paysans disposent de moyens financiers suite à la commercialisation de leurs produits. En période de soudure, la moyenne des consultations tombe à 10 par jour, selon l'infirmier-chef, Yéo Gona qui sollicite du conseil général une réhabilitation du local usé par le temps.
Las pathologies rencontrées couramment ici sont le paludisme, les infections respiratoires aigües et les maladies diarrhéiques.
En matière de personnel et d'équipement, le dispensaire et la maternité sont logés à la même enseigne. L'infirmier-chef est assisté par un garçon de salle tandis que la sage-femme est aidée par une fille de salle.
Il n'y a pas d'ambulance pour évacuer les cas graves et point d'électricité dans le centre de santé alors que le village de Zaguiéta est connecté au réseau électrique nationale.
Ce manque d'électricité amène la sage-femme, Kouadio Marcelline et son assistante à faire leurs interventions de nuit notamment les accouchements et les perfusions avec torche. Or, la moyenne en ce qui concerne le rythme d'accouchement à la maternité de Zaguiéta est d'une trentaine par mois.
En consultation prénatale, la moyenne est autour de 200 consultations par mois, selon la sage-femme.
Des lits pour la maternité ainsi qu'une ambulance et une moto pour faciliter les déplacements de l'infirmier, sont présentés actuellement comme une urgence dans cet hôpital.