
La notabilité de Gbokora exige des excuses publiques de la FESCI avant la réouverture du lycée Khalil
La chefferie traditionnelle du village de Gbokora (village de la commune sur la route de Vavoua) exige des responsables de la coordination locale de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) des excuses publiques avant la réouverture du lycée moderne Khalil sis sur son sol.
Depuis lundi, l'école est dans la tourmente dans la ville de Daloa suite à des affrontements survenus à Gbokora entre la communauté villageoise et des élèves du lycée moderne Khalil qui ont fait sept blessés, de source médicale, dix selon la FESCI qui dénombre huit dans ses rangs.
Trois élèves, blessés par balles, étaient encore internés au Centre hospitalier régional (CHR) de Daloa en attendant d'être opérés.
Lors d'une rencontre de concertation initiée jeudi par le préfet de Daloa, le porte-parole de la notabilité de Gbokora a demandé la restitution des objets subtilisés aux villageois lors des affrontements, l'administration des sanctions à la section FESCI de l'établissement, la dissociation par la FESCI des problèmes personnels de ses membres avec ceux de l'école et la renonciation à leur volonté de destitution du proviseur, M. Coulibaly Souleymane.
La notabilité a aussi insisté sur la signature d'un pacte de non agression avec la FESCI, le respect des autorités de Gbokora, l'établissement d'une étroite collaboration entre eux, l'administration et les villageois, la nécessité d'aviser la notabilité avant toute action.
Le préfet, M. Foulet Kouamé, a appelé la notabilité de Gbokora à l'apaisement avant d'annoncer l'envoi vers elle d'une délégation pour régler la crise "à l'africaine" en vue de la reprise des cours dans un bref délai.