
Burkinabé et autochtones Bété scellent la paix
Les burkinabé du village de Pissékou (environ 15 km de Ouragahio) et leurs hôtes bétés ont scellé la paix samedi en présence du ministre de la Réconciliation nationale et des relations avec les institutions, Sébastien Dano Djédjé et de son collègue de l'Education nationale, Michel Amani N'guessan.
Cette paix retrouvée va favoriser le retour de quelque 600 familles burkinabé à Pissékou et ses campements environnants. En juillet 2002, celles-ci avaient été contraintes de quitter ces lieux pour avoir recueilli des " frères " accusés de massacres et d'agressions dans d'autres villages de la contrée notamment Yopohué et Siégouékou.
Pour ne pas que de telles situations se reproduisent à l'avenir, les chefs des deux communautés ont co-signé avec le sous-préfet de Ouragahio, M. Amankou Kassy Gabin, " un code consensuel d'intégration sociale et de cohabitation pacifique ".
Ce code, qui est une sorte de pacte de non-agression entre burkinabé et bété de Pissékou, engage chaque camp à tout mettre en œuvre pour ramener la confiance, renforcer la sécurité, maintenir la cohésion sociale et promouvoir la solidarité et la fraternité entre les membres de ces deux communautés.