
Les populations de Tiébissou présentent leurs propositions de sortie de crise à la commission de paix et de réconciliation
Les populations du département de Tiébissou ont présenté mercredi, à l'ancien centre culturel de Tiébissou, leurs différentes propositions de sortie de crise aux dix membres de la mission gouvernementale de paix et de réconciliation conduite par le président du conseil général de Mankono, M. Youssouf Fofana.
Ce sont quelque 30 propositions qui tournent autour des tracasseries routières, des problèmes de pièces d'identité, du désarmement et de la mise à l'écart des quatre leaders politiques pour les futures élections générales devant permettre à la Côte d'Ivoire de sortir de la crise qu'elle traverse depuis quatre ans.
Les populations du nord et celles des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) vivant à Tiébissou ont particulièrement insisté sur les tracasseries routières et les rackets liés aux problèmes de pièces administratives dont elles font l'objet.
Pour éviter tous ces problèmes et également pour tenir compte de la grande paupérisation de l'ensemble de la population, elles ont souhaité que les audiences foraines soient l'occasion de délivrance de certificats de nationalité et de cartes nationales d'identité aux ayants droit.
Les populations de Tiébissou estiment, par ailleurs, que si MM. Gbagbo, Bédié, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro se réconcilient du fond du coeur, leurs bases les suivront et la crise prendra fin.
Pour permettre à la Côte d'Ivoire de sortir véritablement de la crise, les populations de Tiébissou ont demandé aux émissaires du Premier ministre, Charles Konan Banny, de lui signifier qu'il ne faudrait pas qu'il se porte candidat à la prochaine élection présidentielle.
Elles ont aussi insisté sur le désarmement comme solution à la crise ainsi que la suspension de toutes les activités des partis politiques, des journaux partisans et les mouvements de soutien jusqu'à la proclamation des résultats des prochaines élections.
La crise militaro-politique qui a éclaté en septembre 2002 divise le département de Tiébissou en trois zones, une zone gouvernementale au sud, une zone des Forces nouvelles au nord et la zone tampon, rappelle-t-on.