
Les conséquences de la grippe aviaire sur l'économie expliquées à Daloa
Une conférence sur les conséquences de la grippe aviaire sur l'économie ivoirienne a été prononcée vendredi à la salle des fêtes de la mairie de Daloa par le docteur vétérinaire Narcisse Koffi.
Selon Dr Koffi, d'énormes pertes ont été enregistrées dans la filière avicole, suite à la découverte en janvier 2006 de cas de grippe aviaire en Afrique de l'ouest, instaurant une méfiance au sein des populations ivoirienne qui refusent désormais de consommer la volaille.
"Il y a des risques qui sont dûs au coût de surproduction. L'apparition de la grippe aviaire avec les différents coûts liés aux mesures de lutte qui sont mis en place, à savoir les produits de désinfection, les vaccinations supplémentaires que les éleveurs doivent consentir, les mesures post-vaccinales", a-t-il expliqué.
Selon le conférencier, une mévente de tous les produits avicoles, à savoir les œufs et les poulets de chair, a été constatée depuis l"apparition de cette grippe aviaire sur le territoire national. L'éleveur subit donc des coûts dûs à l'allongement des durées de l'élevage, a ajouté le docteur vétérinaire.
Le refus de consommation fait apparaître des coûts en terme d'investissement et de biosécurité, fait-il remarquer, notant qu'au niveau social, la grippe aviaire a porté des chômages techniques auxquels les éleveurs doivent faire face.
"L'impact socio-économique de la grippe aviaire est très important. Si rien n'est fait dans les jours, dans les mois qui viennent, cette crise risque d'emporter la filière avicole ivoirienne", a prévenu le spécialiste de la filière avicole.
Outre la Côte d'Ivoire, la grippe aviaire est apparue dans plusieurs pays du continent africain, à savoir le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso et le Cameroun, rappelle-t-on.
Au niveau mondial, jusqu'à fin juin 2006, les pertes étaient estimées à environ 10 milliards d'euros et 125 millions de volailles abattues.