
Autochtones et allogènes de Toa-Zéo (Duékoué) fument le calumet de la paix
A l'initiative de l'ONG Care international, autochtones wê, allogènes baoulé et étrangers burkinabé du village de Toa-Zéo, dans la commune de Duékoué, ont définitivement scellé samedi la paix après un an de discordes liées à des malentendus ayant entraîné des morts d'hommes.
Suite à l'assassinat d'un paysan baoulé par des coupeurs de route sur l'axe routier Toa-Zéo-Duékoué, le 04 avril 2005, des allogènes baoulé et les étrangers ont, en représailles, tué sept habitants wê, incendié et cassé plusieurs de leurs habitations en les obligeant à fuir le village, rappelle-t-on.
Ces différentes communautés ont, au cours de cette cérémonie, pris l'engagement devant Dieu et les hommes d'enterrer la hache de la violence pour réapprendre à vivre ensemble comme par le passé.
Cette cérémonie a finalement pu avoir lieu après moults tentatives de l'ONG Care international appuyée par les organismes du système des Nations Unies (PNUD, OCHA et l'UNICEF) pour convaincre les différentes parties sur la nécessité d'aller à la paix et la réconciliation.
Le représentant du directeur de l'ONG Care, M. Koffi Gervais, les porte-parole des jeunes et des cadres, ainsi que le chef du village de Toa-Zéo ont tous salué l'heureux aboutissement de la conciliation et souhaité que la paix revienne définitivement en Côte d'Ivoire.
Les habitants du village en ont profité pour demandé à leurs hôtes de les aider à améliorer leur cadre de vie, à travers la réhabilitation de l'école primaire, la construction d'un dispensaire, le reprofilage des routes, le rétablissement de l'électricité.