
Karakoro: les femmes en grossesses soulagés
Fini les nombreuses évacuations de femmes en grossesses prêtes à l'accouchement sur le centre hospitalier régional. Récemment la commune de Karakoro située à une quinzaine de kilomètres de korhogo a renforcé son équipe médicale par l'arrivée d'une sage femme et d'une infirmière pour le bonheur des populations particulièrement les femmes.
Cette cérémonie s'est déroulée au sein du centre de santé urbain en présence du maire, des chefs de service conduit par le préfet Kouassi Rufin, des notabilités et des populations conduit par le chef de canton de karakoro Ouattara Mamadou Patchan. Un besoin du maire Silué Tiohona exprimé auprès de la direction départementale de santé qui a répondu favorablement. « C'est une grande joie pour nous dans la mesure où les femmes qui donnent la vie rencontrent d'énormes difficultés a l'accouchement sont évacuées sur le centre hospitalier régional de Korhogo ».
La nouvelle sage femme est du nom de Kouadio Affoué et l'infirmière Koîta Mariam .D'autre part le premier magistrat de la commune a en substance demandé a ses administrés de fréquenter le centre de santé désormais doté en personnel qualifié. Pour le sous préfet de karakoro Kouassi Rufin le système de santé a été défaillant dans cette localité suite à la crise militaro politique en 2002 qui a vu le départ du personnel. « La sage femme et l'infirmière sont venues combler le plateau technique du centre de santé urbain et d'ici un an nous viendront en appui au maire pour l'affectation d'un médecin ». Le centre de santé urbain de karakoro est également doté d'un centre nutritionnel offert par l'ONG internationale Action Contre la Faim. A défaut du personnel qualifié notamment la sage femme, les femmes de ce bourg ont prit d'assaut le centre de santé des sœurs religieuses catholiques de komborodougou une commune voisine située à 15 kilomètres. C'est pour mettre fin à cette corvée que le maire Silué Tiohona a une énième fois demandé aux populations de fréquenter et d'approcher le personnel pour leurs préoccupations. Depuis 2002 le personnel de santé a été remplacé par des bénévoles ou agents non qualifié notamment les aides saignantes, les garçons et les maronnes et le seul infirmier diplômé d'état jouait également le rôle de sages femmes dont les cas compliqués sont évacués au CHR de Korhogo avec des chances précaires de survivre. Bamba Yaya coordonateur du programme élargie de vaccination au district sanitaire de korhogo a profité de cette cérémonie pour lancer un appel aux mères pour la vaccination contre la poliomyélite qui démarre du 05 au 08 mars d 2010de tout enfant de 0 a 5 ans « peu importe le statut vaccinal nous vaccinons tous les enfants de zéro à cinq ans, au niveau des cas de réticences le comité de gestion des cas de refus se rends sur le terrain pour sensibiliser les parents et leur faire comprendre la nécessité de vacciner les enfants contre cette maladie sauvage qui est la poliomyélite ».
Pour manifester leur joie les nombreuses femmes venues de la commune et de la sous préfecture ont exhibées des pas de danses aux sonorités musicales traditionnelles.