
Korhogo/ Filière coton: L'Union Européenne met de l'ordre
De 25 faitières pour défendre les intérêts des cotonculteurs, l'Union Européenne a sommé les producteurs ivoiriens de s'organiser au sein de leurs OPA (organisations professionnelles agricoles ) en les ramenant à 5 grandes unions inter régionale pour aboutir à une fédération des cotonculteurs.
Afin de bénéficier des aides des bailleurs de fonds qui veulent venir au secours des populations qui croupissent sous le poids de la pauvreté pour relancer l'activité cotonnière en Côte d 'Ivoire. Cette activité a connue une chute libre depuis des années et de nombreux ivoiriens qui y vivent ont vu leur pouvoir d'achat également chuté ce qui a accentué la pauvreté dans cette partie du pays.
Pour ne pas rester en deçà de la nouvelle donne imposer par l'Union Européenne l'UIREC-CI (union inter régional des coopératives de Côte d 'Ivoire) a tenue sa première assemblée constitutive qui s'est tenue dans la première quinzaine du mois de janvier 2010 au centre culturel « womiégono) de la ville de korhogo. Et ce en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses, cotonnières et du monde paysan. Cette structure regroupe cinq grandes unions régionales toutes installées dans le bassin cotonnier qui s'étend de la région des savanes à celle du denguéle, de la marahoué, du bandama et worodougou…. Notre devise : Union, Solidarité et Progrès dans la défenses des intérêts des cotonculteurs a indiqué Coulibaly Lancié president de l'UIREC-CI. De 400.000 tonnes la filière coton de la Côte d'Ivoire est passée pour cette campagne commerciale à 120 000 tonnes a précisé le président de l'UIREC-CI.
D'autres difficultés au niveau des intrants et le renouvellement de la semence ont été souligné par les membres de la nouvelle union inter régionale. « Au Burkina Faso la semence est renouvelée et elle fait 03 à 04 tonnes à l'hectare alors qu'en Côte d'Ivoire notre semence est vieillissante et ne fait que 500 kilogrammes à l'hectare » a dit Coulibaly Laciné. Nous demandons à l'Etat et aux bailleurs de fonds de nous faire encore confiance et nous aider à relever le niveau de vie des contonculteurs qui se meurt à petit feu sinon la pauvreté va décimer nos populations a ajouté Coulibaly Valy. Pour cette campagne de commercialisation nous avons 25% notre production qui provient des coopératives et 75 % de groupements informels et l'un de nos combats est l'organisation de ces groupements informels en coopératives a souligné Bleu Gilbert gérant de l'UIREC-CI.
Autres problèmes évoqués par les membres de l'UIREC-CI il s'agit du prix d'achat du coton dont le prix ne grimpe jamais a souligné d'autre part Tuo Tiemoko par ailleurs représentant d'une structure syndicale agricole. Il précise de 185 FCFA l'année dernière aujourd'hui le prix du premier choix est à 175 fcfa et le deuxième choix en 145 alors que personne dans le monde ne peur nier utiliser un dérivé du coton. Il évoque en substance l'eternel conflit entre usiniers et producteur sur la qualité du coton. En toute sincérité il peut y avoir du bon et aussi du mauvais coton mais prendre toute la production en mauvaise qualité » c'est de la mauvaise foi de la part des égreneurs. Les usiniers ont tenté au début de la campagne de commercialisation après la privatisation de la filière en comparant sur le terrain les différentes qualités du coton ensemble avec les cotonculteurs mails ils s'est avéré que le coton était toujours au premier choix. Trouvant que cela ne les arrange pas ils sont exigé que la qualité du coton soit jugée à l'usine après égrenage mettant ainsi le paysan devant le fait accompli nous allons lutter contre cette injustice dit-il.