
Korhogo, un riche agriculteur arrêté par les dozos et relaché par les forces nouvelles
« Consternation et désolation dans les 34 villages du canton de Fononvogo et particulièrement du village Namainaivogo situé dans la sous préfecture de Korhogo».
Le richissime agriculteur , commerçant de pièces auto et motos , éleveur la cinquantaine environs marié à 7 femmes et père de 16 enfants et président de l'Union des coopératives, éleveurs et agricoles de Korhogo (UCEAK) Soro Seydou dit numéro 1 du village Namainaivogo situé à 50 kilomètres de la commune de korhogo a été humilié dans la nuit du mercredi 18 et jeudi 19 novembre 2009 accusé sur fausse information d'un chauffeur de Camoin de transport de commerçants ambulants de coupeur de routes et de receleur .Il est arrêté et battu aux yeux de ces épouses et enfants par les dozos avant d'être relâché par la gendarmerie des forces nouvelles qui n'ont trouvé aucune preuve à charge après enquêtes
Ce brave paysan qui a son actif des dizaines d'hectares, de coton, de maïs, d'arachides, de verger de mangues et d'anacardes doit son succès à la sueur de son front et à ces biceps. Ce qui lui a valu une base financière solide et la diversification de ces activités dont le commerce des pièces d'autos et motos, l'élevage des bœufs et son élection à la présidence de l'union des coopératives agricoles de Korhogo UCEAK il y a deux ans après en avoir été pendant 10 ans le secrétaire général. Une confiance que lui porte ces pairs.
Voici le récit des faits tout est parti d'une fausse information émanant d'un chauffeur de camion de transport communément appelé «badjan» qui transport les commerçants ambulants appelé «lôgôdougou» faisant état qu'une Mercédès de couleur grise aurait coupé la route sur l'axe Korhogo - Lataha aux environs de 17 heures le mercredi 18 novembre 2009 qui est une heure de retour de ces commerçants ambulants. Selon le chauffeur de «badjan» en question la voiture aperçue ressemblerait a celle du riche paysan de Namainaivogo. A l'aide de son portable cellulaire il alerte les dozos de Korhogo avec les mêmes indications Cette force parallèle doté de pouvoirs mystique dont le décor des habillements est paré d'amulettes censé leur données des pouvoirs surnaturels dont un fusil de chasse en bandoulière font une brèche dans la broussaille qui s'est avérée vaine. N'apercevant aucune Mercédès de couleur grise ils décident de rejoindre leurs bases avant de poursuivre leurs enquêtes à la tombée nuit. Et c'est aux environs de 21 heures ou Soro Seydou de retour de Kiemou dans la sous préfecture de Napié ou il est allé régler à l'amiable avec les victimes (paysans) les dégâts de culture causé par son troupeau de bœufs qui est dans cette localité diamétralement opposé à son village Namainaivogo est aperçu par les dozos. En compagnie de sa deuxième épouse Silué Bintou mère de sept enfants, convalescente et qui a prit des soins à l'hôpital baptiste de Torgokaha dans la matinée du même jour (18 novembre) est signalé aux environs de 21 heures par des jeux de phares de moto et de véhicule qui l'assomment de s'arrêter dans les arbres de teck du village communal natiokobadara à la sortie de la ville de Korhogo sur l'axe Korhogo-Lataha
« Ne connaissant pas ces auteurs j'ai pensé à une attaque des bandits et j'ai hésité de m'arrêter quand ma femme convalescente a crié et demandant de ne pas m'arrêter, alors j'ai accéléré et un coup de feu est parti je ne sais d'ou…» explique t-il j'ai poursuivi mon chemin jusqu'à mon village Namainaivogo distant de 50 kilomètres de korhogo
C'est aux environs de 4 heures du matin du jeudi 19 novembre 2009 que mon domicile a été prit d'assaut par des éléments de la confrérie de dozos de Korhogo venus en nombre important me disant qu'ils sont venus me chercher parce que je suis un voleur et coupeur de route. Après plusieurs altercations ils m'ont dit et que ma voiture a été aperçu aux environs de 17 heures après la commune Lataha. Et pourtant une heure à laquelle je me trouvais encore dans le village kiemou dans la sous préfecture de Napié entrain de résoudre les questions de dégâts de culture causé par mon troupeau de bœufs avec les paysans de cette localité. Malgré mes explications a dit Soro Ils m'ont brutalisé avant de demander de monter à bord de mon véhicule et de les suivre. Devant les pleurs de mes épouses, de mes enfants et des habitants du village et ne me rempochant rien je les ai suivi et les motos de mes enfants, mes épouses et des travailleurs ont été emporté parce que qualifié d'objets volés Ensuite j'ai été conduit tout déshabillé chez le chef des dozo à Korhogo avant d'être conduit à l'ex brigade mobile de la gendarmerie nationale située au pied du mont Korhogo aujourd'hui occupée par les gendarmes des forces nouvelles.
En ce lieu les forces nouvelles ont demandé que je sois habillé et passer aux interrogations. Après mes explications citées précédemment ils m'ont demandé de prouver l'appartenance des motos trouvées à mon domicile qualifié de butins volés par les dozos .Les reçus ont été présenté et toujours dans le cadre de la vérification, les sources des reçus ont été vérifié auprès des vendeurs de ces engins. Tombé des nus les forces nouvelles ont prié les dozos de convoquer les plaignants de se rendre urgemment à la gendarmerie pour être attendu. Et c'est sur cette menace que le chauffeur auteur de la fausse information a été retrouvé et conduit à al gendarmerie .Il a été entendu avant de reconnaitre être auteur de la fausse information. Voilà comment j'ai recouvré la liberté après avoir subi toutes sortes d'humiliations conclut-il.
Pour l'heure Soro Seydou dit numéro 1 de Namainaivogo remet à Dieu les déboires vécus et continue de recevoir les consolations populations des 34 villages du canton de fononvogo qui tentent de lui remonter le moral le temps de se relancer à la récolte de ces 30 hectares de coton, 20 hectares de mais ,10 hectares d'arachides, 15 hectares de riz et l'entretien aux feux de brousse des 35 hectares de verger de mangues et 15 hectares d'anacardes que nous avons visité le 23 novembre 2009.