
Protestation contre la non-publication des résultats du BTS des Etudiants de Bouaké
Les élèves et étudiants rassemblés au sein du Comité des étudiants et élèves de Côte d'Ivoire (CEECI) se sont retrouvés ce vendredi dans la cour du Centre de Bureautique de comptabilité et de Gestion (CBCG) ex- Collège d'enseignement Technique (CET) de Bouaké pour protester contre la non publication des résultats du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) de la vallée du Bandama pendant que la liste des admis des autres régions la Côte d'Ivoire est disponible sur internet et dans les différents établissements.
Rassemblés dans l'enceinte de l'établissement en face à l'administration, les leaders du CEECI se sont succédé sur le podium, méga phone en main, pour se faire entendre.
Le coordonnateur des Grandes écoles au niveau du CEECI, M. Coulibaly Vamara, a indiqué au cours de son intervention que depuis trois mois, les Etudiants attendent impatiemment les résultats du BTS.
C'est d'ailleurs avec beaucoup d'amertume qu'il a fait remarquer que depuis mercredi dernier les résultats sont disponibles sur le site du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique mais malheureusement, regrettera t-il, aucun nom de candidats admis des zones Cno, n'y figure.
« Mais nous avons continué à espérer jusqu'à ce qu'on nous apprenne qu'il y a eu zéro (0) admis au niveau de Bouaké et les informations ont évolué jusqu'à ce qu'on nous fasse comprendre que les résultats de Bouaké ont été omis » a indiqué le coordonnateur CEECI des grandes écoles.
Et cette omission, pour M. Coulibaly Vamara, est inexplicable car il comprend difficilement ''que pour un même pays qui a toutes ses institutions en place, des résultats d'un examen national sortent au niveau de la zone Sud et qu'au niveau de Bouaké, ces mêmes résultats ne soient pas encore disponibles''.
Il ira plus loin pour dire que le comble dans cette affaire, c'est le fait « qu'aucune déclaration officielle n'ait été faite par le ministère de l'enseignement supérieur pour rassurer les uns et les autres sur ce problème ».
C'est dans la recherche d'explications plus officielle à cet oubli que M. Coulibaly Vamara a-t-il jugé utile d'orienter ses camarades vers la direction de l'enseignement technique située a quelques centaines de mètres de là, pour plus de renseignement.
Rencontré en ce lieu, le directeur de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, M. Kossonou Frédéric, a affirmé ne pas être le gestionnaire de l'enseignement supérieur.
« Nous ne sommes que les formateurs de ces élèves » a-t-il soutenu à la grande désolation des élèves et étudiants qui attendaient beaucoup de cette rencontre.
Notons que les Forces nouvelles, soucieuses de la sécurité des populations, sont intervenues pour circonscrire et ramener le calme tout en rassurant les uns et les autres que cette situation sera réglée surtout qu'il s'agit d'un simple oubli.