
Les parents d'élèves mettent en garde les enseignants grévistes
La Coordination des parents d'élèves et les différentes communautés de Bouaké ont pris d'assaut les locaux de la Préfecture de région pour protester contre les grèves intempestives du mouvement des fonctionnaires redéployés de Côte d'Ivoire (Moforci). Ils ont été reçus par le Secrétaire général de préfecture, M. Traoré Vassiriki, qui était assisté du Directeur régional de l'Education nationale.
La responsabilité est revenue à M. Doumbia Mory, en sa qualité de président de la coordination des Coges, de livrer le contenu de la motion des parents d'élèves.
Selon lui, c'est avec le cœur meurtri que les parents d'élèves et les différentes communautés vivant à Bouaké ont effectué le déplacement de la préfecture pour venir exprimer leur grande inquiétude quant à l'avenir de leurs enfants.
« Tous ici, nous avons encore en mémoire les taux les plus bas aux examens en Côte d'Ivoire enregistrés l'année dernière par notre école et en particulier à Bouaké » a-t-il rappelé. Soutenant que cet échec à grande échelle qui a semé la désolation dans toutes les familles est dû aux multiples grèves des enseignants.
« Nous pensions que la leçon avait servi mais quelle ne fut pas notre surprise de voir et d'entendre, aussitôt la rentrée annoncée, un nouveau préavis de grève illimité déposé par le MOFORCI sur le bureau du préfet » a déploré le Porte parole de la coordination des COGES.
Poursuivant, l'orateur a clamé haut et fort le ras-le-bol des parents d'élèves contre les grèves intempestives des enseignants, qui hypothèquent l'avenir de leurs enfants.
Il a par la suite souhaité que le MOFORCI, en accord avec le corps préfectoral, trouve d'autres moyens pour réclamer leurs primes. « Dans tous les cas, dès l'entame de la prochaine grève, nous aviserons » a-t-il averti.
Le Porte parole des parents d'élèves a terminé la lecture de la motion par des remerciements à l'endroit des Forces Nouvelles pour tout ce qui a été fait pour la communauté de l'école et surtout pour les enfants.
M. Diomandé Béma au nom des communautés ethniques et Mme Massandjé Diarra au nom des femmes ont abondé dans le sens que le porte parole des parents d'élèves, en appelant les enseignants redéployés à plus de responsabilité cette année. Faute de quoi, ils trouveront sur leur chemin des parents déterminés à sauver l'avenir de leurs enfants.
Au nom du Préfet en mission, le Secrétaire général de la Préfecture, M. Traoré Vassiriki, a félicité les uns et les autres pour la démarche effectuée.
Il a à son tour reconnu que l'année scolaire écoulée, près d'une vingtaine de grèves ont perturbé le bon fonctionnement de l'école dans la seule ville de Bouaké.
« Cette année, nous ne souhaitons pas de grève, nous ferons en sorte que la rentrée 2009-2010 se passe bien et se déroule dans les meilleures conditions » a-t-il souhaité.
Rappelons que le mouvement des fonctionnaires redéployés de Côte d'Ivoire a décidé de rentrer en grève dès cette rentrée scolaire à Bouaké si l'Etat ne leur paie pas leurs primes d'incitation.