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ACTUALITE DES REGIONS

L'organisation des motos taxis au centre des échanges
| 24/7/2009

Dans le souci de régulariser le secteur des transports urbains et interurbains du département de Bouaké, le Conseiller spécial chargé des affaires associatives M. Sekongo Félicien, sur instruction du Secrétaire général des Forces nouvelles, a échangé ce mercredi avec la corporation des motos taximètres de Bouaké au Secrétariat général des Forces nouvelles à Bouaké.

« Nous avons voulu vous rencontrer pour débattre sur la régularisation d'un certain nombres de choses car les populations se plaignent de méfaits de votre activité bien qu'elle procure d'énormes satisfactions » a introduit M. Sekongo Félicien.

Pour les Forces nouvelles, la situation sociale se régularisant petit à petit depuis l'accord politique de Ouagadougou, “les situations d'exception dont ont eu à bénéficier certains secteurs d'activités en zone Cno doivent disparaître”.

« Il faut vous organiser, à la limite vous éduquer afin que vous ayez une notion du code de la route » a conseillé M. Sekongo Félicien tout en rappelant les méfaits provoqués par ce nouveau secteur d'activité né à la faveur de la guerre.

Selon le responsable FN des ONG, des syndicats, associations et communautés, bien que les motos taxis procurent des satisfactions aux populations, il est souvent interpellé par ces mêmes populations quant aux méfaits dont elles sont victimes. A tort ou à raison, les motos taximètres seraient auteurs d'accidents, de braquages, de vols, de banditisme sur leurs usagers.

Réagissant sur les récriminations des populations portées à leur endroit, le Secrétaire général du Syndicat des Motos taxis de Bouaké (SMTB) M. Dosso Salif a estimé qu'il serait ingrat de les vilipender, de les traiter ainsi quand on sait qu'ils ont été à la disposition des populations au plus fort de la guerre, au moment où il n'y avait aucun moyen de transport dans la ville. Pour Dosso Salif, les populations doivent regarder dans le rétroviseur avant de les blâmer.

Recadrant le débat, M. Sekongo Félicien a aussitôt précisé qu'il ne s'agit pas d'ingratitude mais plutôt d'une incitation à l'organisation.

« Il ne s'agit pas pour les Forces nouvelles de vous voir disparaître mais plutôt de prendre des dispositions pour que vous ne disparaissiez pas (…) Vous êtes un syndicat, donc vous devez réglementer votre secteur d'activité. C'est seulement par votre sérieux que votre activité pourra avoir une crédibilité légale aux yeux des populations et des autorités » a-t-il indiqué avant de les orienter vers la formation. Notamment vers le respect de la limitation de vitesse, vers la recherche d'une subvention de la part des bailleurs de fonds ou d'autorités quant à la délivrance de permis de conduire.

Le Conseiller spécial du Secrétaire général des FN estime même qu'il doit avoir des critères pour exercer ce métier. Et mieux, tous les syndicalistes devraient être munis de badges et d'une tenue type pour exercer.

Les engins à deux roues sont devenus, pour les populations de la ville de Bouaké et même au-delà, un moyen important de transport. Un moyen de transport qui est devenu presque indispensable pour le déplacement. Car pour se rendre d'un quartier à un autre, il vous suffit de faire appel à un taxi moto.

Mais plus qu'un simple moyen de transport, ces taxis-motos présentent beaucoup d'avantages. Car en plus de vous déposer là où vous désirez aller, en dépit de l'état parfois impraticable des routes, la course ne coûte que 200 FCFA.

Selon Dosso Salif, Chaque conducteur a l'obligation de payer une somme de 100f Cfa par jour à la mairie de Bouaké soit 3000 FCFA/mois. A cela s'ajoute, l'acquisition d'un macaron flanqué d'un numéro identifiant, d'un coût de 3000 FCFA/an. Sans oublier la somme de 1500 FCFA/mois tout aussi payable à la mairie. Frais jugés exorbitant par Dosso Salif.

Ce secteur d'activité qui a permis de réduire le taux de chômage dans la zone Cno, constitue à n'en point douter une source de revenus pour de nombreuses familles. Reconnaissant qu'il y a des brebis galeuses dans toute activité, M. Sekongo Félicien, en priorisant l'organisation au sein de cette corporation entend tout mettre en œuvre pour ne pas voir disparaître ces braves gens qui ont joué un rôle essentiel tant économique que social, aux pires moments de la crise que traverse la Côte d'Ivoire

 

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