
Le préfet d'Agboville déplore le délabrement des structures sanitaires
Le nouveau préfet de la région de l'Agnéby et du département d'Agboville, Sanogo Al-Hassana, déplore le délabrement avancé de l'ensemble des structures sanitaires publiques de la ville qu'il a visitées, estimant qu'elles ne garantissent pas la sécurité des soins aux malades.
« Un Etat qui se respecte ne peut pas confier la santé de plus de 300.000 âmes à des services dans un tel état de délabrement. Je crains qu'au lieu de la santé qu'on vient y chercher, on ne tombe malade en les fréquentant », s'est indigné le préfet, vendredi, à l'issue d'une visite des locaux de la direction régionale, de la direction départementale, du service de santé scolaire, de la protection maternelle et infantile et des services du centre hospitalier régional.
Accompagné du sous-préfet d'Agboville, Mme Sylvie Patricia Yao, et du vice président du conseil général, Yavo N'Guessan Marcel, M. Sanogo a estimé que « nos structures sont sinistrées » compte tenu de leur vétusté. La dernière réhabilitation des bâtiments et matériels remontant à 1996, il a invité l'ensemble des partenaires du système de santé à mobiliser leurs énergies pour soigner l'image et la qualité des services de santé.
En ce qui concerne l'environnement et l'hygiène au sein des différentes structures, Sanogo Al-Hassana a fustigé « le manque d'imagination » des responsables qui ne désherbent pas l'enceinte de leurs établissements alors que « rien ne justifie l'insalubrité ». « Je ne suis pas du tout content des directeurs qui ne travaillent pas et qui ne font pas la moindre preuve d'imagination pour trouver des solutions aux nombreux problèmes, mais qui se contentent d'avancer qu'il n'y a pas d'argent », a-t-il encore déploré.
Seul le CHR est clôturé contrairement à la direction régionale, la direction départementale, la PMI et la santé scolaire. « Cette situation pose de sérieux problèmes de sécurité pour les agents, le matériel et le mobilier », a fait savoir le directeur régional de la Santé, Dr Dougrou Saouré.
Il a enfin plaidé pour le renouvellement du parc automobile vieillissant, l'achèvement des locaux du district sanitaire et la rétrocession d'un bâtiment occupé par la préfecture afin de décongestionner ses services confinés dans la promiscuité.
Avec un centre hospitalier régional, deux hôpitaux généraux et un Institut Raoul Folleraux, la direction régionale de la Santé d'Agboville couvre Akoupé, Adzopé et Agboville. Elle compte 315 agents dont 39 médecins et est dotée de 16 ambulances, cinq véhicules de service et 50 motos.
Le paludisme, les infections respiratoires et les diarrhées sont les infections les plus couramment traitées, selon Dr Dougrou Saouré.