
Identification et recensement électoral à Bouaflé : 261 agents techniques de la CEI réclament leurs salaires
Deux cents soixante et un (261) agents techniques de la Commission électorale indépendante (CEI) ayant servi dans les centres de collecte de Bouaflé et de Bonon ont protesté pacifiquement mardi à la préfecture contre le non paiement de leurs salaires, au terme de la première phase de l'opération.
Ces agents qui ont travaillé du 9 décembre au 31 mars en qualité de chefs de centre ou d'agents d'identification revendiquent quatre mois de salaire pour les uns, d'un à trois mois de salaire pour les autres.
Très remontés contre les responsables locaux de la CEI par rapport à des dates et des promesses de paiement non tenues pour des difficultés de trésorerie, ces jeunes gens conduits par leurs délégués, Diomandé Idrissa et Konaté Bassé Mory, sont allés exprimer leur mécontentement au préfet de la région de la Marahoué, en menaçant de descendre sur Abidjan pour faire connaître leur situation au président national de la CEI, si rien n'est fait maintenant pour les satisfaire.
En l'absence du préfet, ils ont été reçus par le chef de cabinet, Zégou Kacou, qui, après une communication téléphonique avec le secrétaire général et le régisseur de la CEI basés à Abidjan, a rassuré les jeunes gens quant au paiement de leurs salaires au plus tard le 24 avril.
Pour l'heure, du fait de cette situation, la question de la reprise de l'opération dès ce mardi pour deux semaines supplémentaires telle que décidée par la CEI, n'est pas à l'ordre du jour dans la Marahoué. Car pour les agents techniques, il importe que la CEI paie d'abord ses employés avant de vouloir aller plus loin.