
Magistrats et greffiers à couteaux tirés à Aboisso
Les greffiers et les magistrats de la section de tribunal d'Aboisso sont à couteaux tirés suite à l'incarcération du greffier en chef adjoint, accusé d'avoir établi de faux jugements.
Jeudi dernier, les greffiers avaient déclenché une grève de 48 heures pour exiger la libération de leur collègue mais ce mouvement semble se muer depuis mardi en grève illimitée.
Convoqué par le tribunal le lundi 30 mars, Me N'guessan Kouassi a été mis sous mandat de dépôt le même jour. Une situation que condamnent ces collègues qui engagent dix jours plus tard, une grève pour dénoncer la procédure et exiger sa libération. Il s'en suit alors une bagarre juridique entre magistrats et greffiers autour du dossier.
Les greffiers avouent que le mis en cause a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi, toutefois, ils indiquent que tant que le sous-préfet n'est pas incarcéré, leur collègue ne doit pas demeurer en prison pour la même affaire.
Selon des sources proches du dossier, il s'agit de deux cas qu'il ne faut pas comparer, le sort du sous-préfet étant aux mains de la Cour suprême.
Les greffiers d'Abidjan avaient également observé mardi un arrêt de travail pour soutenir leur collègue.
Une affaire de délivrance de 6.000 faux extraits d'acte de naissance a éclaté récemment à Aboisso, impliquant des autorités administratives.