
Le nouveau chef de la communauté Nafana à Bondoukou intronisé
Le peuple Nafana du quartier Nafanakatogo de la commune de Bondoukou, a procédé officiellement vendredi à l'intronisation de son nouveau chef de communauté, sur la place de la cathédrale, devant les autorités administratives et politiques locales.
Le nouveau chef Nafana intronisé se nomme Tolè Sié Koffi Il, à l'état-civil, Kouakou Kobenan Yebouet. II est âgé de 54 ans, et de formation agent spécialisé des travaux public. Tolè Sié succède à Kouassi Dongo qui avait assuré l'intérim du dernier chef intronisé, Tolè San Koffi Kouadio, décédé en mars 2003, a expliqué le président du comité d'organisation, Oba Koffi François.
M. Oba a indiqué que la cérémonie du jour, a un double caractère. D'abord présenter officiellement le nouveau chef de la communauté Nafana du Nafanakatogo, ensuite rappeler aux autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi qu'à la population de Bondoukou, que le quartier appelé Bambarasso, a pour dénomination exacte, Nafanakatogo, terme en langue Nafana qui signifie appatam.
Le chef des Nafanas du département de Bondoukou, Tolè San Yao Firmin, intronisé en 2008, s'est dit heureux de cet événement, puisque selon lui, le peuple Nafana a commencé à retrouver ses « repères ». Il a ajouté que pour « achever » l'intronisation débutée mystiquement la veille en pleine nuit, il a reçu mission des chefs Nafanas de Sinématiali (nord), région d'origine de ce peuple, d'habiller Tolè Sié Koffi II, dans ses habits officiels de Tolè.
Le parrain de la cérémonie, N'Guettia Yao Kouman, cadre de la région, a demandé au nouveau Tolè, de ne point oublier que le véritable chef est non seulement celui qui commande mais aussi et surtout, celui qui sait commander. « Le chef doit chercher l'intérêt général et agir pour le bien de la communauté », a poursuivi le parrain.
Le président de la cérémonie, le secrétaire général de la préfecture de Bondoukou, Didier Kouassi Kragbé, a exhorté les cadres à soutenir le nouveau chef de la communauté, car ce dernier n'a ni salaire, ni indemnités de transport, a-t-il fait observer.