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ACTUALITE DES REGIONS

Les détenus s'évadent de la brigade de gendarmerie d'Odienné
AIP | 20/2/2009

Le Commandant de la compagnie d'Odienné de la gendarmerie des Forces nouvelles (FN, ex-rebelles), Mory Chérif a confirmé à l'AIP mercredi, la rumeur d'une évasion de prisonniers de la brigade, qui courait dans la ville depuis le week-end dernier.

« Ce sont au total 13 personnes, soit la totalité de nos détenus qui profitant de la légèreté d'un des agents de garde la nuit de la Saint Valentin qui se sont enfuis », a déclaré Mory Chérif. Selon lui, ce jour-là vers 21 H 30, les occupants de l'une des deux cellules où sont détenus les délinquants tambourinaient la porte, criant leur faim, sachant l'un des agents de garde est gentil.

« Celui-ci, touché par les cris et par naïveté pris sur lui de leur apporter à manger en dehors des horaires réglementaires qui sont 12 H 30 et 16H 30 », a précisé le commandant Chérif. « Dès qu'il a ouvert la cellule, les détenus se sont rués sur lui. L'ayant maîtrisé ils libèrent leur codétenus de la 2ème cellule et tous les prisonniers, prenant soin d'enfermer leurs gardiens avant de prendre la clé des champs », a-t-il ajouté.

Mory Chérif a rassuré que quatre des fuyards, « les plus dangereux, ont heureusement été rattrapés et reconduits en cellule ».

Le commandant a déploré les difficiles conditions de travail des gendarmes, ce qui favorise ce genre de problème. « La Brigade d'Odienné est inadaptée et en sous-effectif. Elle fonctionne avec une dizaine de personnes sans arme ni moyen de déplacement. Les cellules de garde à vue prévues pour tout au plus cinq personnes, chacune contenait 13 personnes dont de dangereux braqueurs. Faute d'autorité judiciaire, ils étaient là pour certains depuis plusieurs mois », a déploré le commandant de compagnie couvrant la région du Denguélé et une partie de la région des Savanes.

Les délinquants aux arrêts à Odienné sont détenus en partie à la brigade de gendarmerie, à la police des Forces armées des FN et au poste de commandement des opérations (PCO) d'Odienné. La prison civile réhabilitée n'est pas encore ouverte et les autorités judiciaires annoncées ne sont pas encore en place.

 

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