
Début du procès en appel de Nayanka Bel à Agboville
Le procès en appel de Nayanka Bel, artiste chanteuse, a été reporté au 28 janvier, pour production de documents complémentaires et vérification d'informations après l'audition des premiers témoins et de la principale accusée, ce mercredi.
Poursuivie pour "destruction de plants faits de mains d'homme" et de "discrédit sur décision de justice", Nayanka Bel de son vrai nom Aka Louise de Marillac, épouse Leibel a plaidé non coupable. "Je n'ai jamais détruit aucun plant à Bokaho", s'est-elle défendue à la barre, ajoutant qu'elle l'avait fait sur sa litigieuse propriété située à Ofa, un village frontalier de Bokaho.
Quatre familles l'accusent d'avoir détruit leurs plantations, rappelle-t-on. La chanteuse a fait savoir qu'elle est en droit de mettre en valeur sa propriété de 118 ha squattée, selon elle, par les habitants de Bokaho.
Le père de l'artiste avait acheté une parcelle de terres avec un membre de la famille Abéochi, sans l'assentiment de ses autres frères héritiers. Ces derniers ayant saisi la justice pour annuler l'acte de vente, une ordonnance avait été arrêtée le 02 avril dernier, l'enjoignant de surseoir aux travaux qu'elle effectuait sur le site, précisant dans ce document qu'elle les aurait poursuivis et pis, procédé à la destruction complète de plusieurs plantations.
Selon son conseil, Me Kamara Adama, la cour d'appel d'Abidjan avait cassé l'ordonnance du tribunal d'Agboville, promettant en produire la preuve lors de la prochaine audience. La décision de la cour d'appel fonderait donc sa cliente à continuer d'entretenir ses plantations et à poursuivre la construction de son manoir (un petit château), d'où la caducité de l'accusation portant « discrédit sur décision de tribunal ».
Nayanka Bel avait été condamnée par contumace en octobre 2008 à cinq ans de prison ferme assortis de cinq millions de FCFA d'amende, verdict contre lequel elle avait fait opposition. Le procès qui devait reprendre en décembre dernier avait été reporté pour permettre à son nouvel avocat de prendre connaissance du dossier, rappelle-t-on.