
Du rififi autours de l'identification à Grand Morié
Un profond malentendu entre les jeunes et le chef de Grand Morié, a failli dégénérer mardi au premier jour de l'opération d'identification de la population et de recensement électoral, à propos d'une affaire de cotisation de la somme de 10.000 FCFA par famille pour la nourriture des agents.
Menés par Nando Jean Marcel, les jeunes dénonçaient la décision « unilatérale et dictatoriale » du chef de faire payer 10.000 FCFA par famille et 100 Francs par pétitionnaire pour assurer déjeuners et dîners aux agents tout le long de leur séjour.
Aussi, ont-ils protesté contre l'annonce par le crieur public du programme établi par le chef selon lequel les membres des grandes familles se font enrôler successivement, en fonction du paiement de la somme exigée.
Plusieurs jeunes qui se sont rendu sur le site ont effectivement été refoulés parce qu'ils n'appartenaient pas à la famille du chef de terre, aux membres de laquelle revenait l'honneur d'être les premiers enrôlés.
De l'avis des jeunes, les parents qui habitent des campements ou même Abidjan et qui n'auraient pas été informés de ces dispositions effectue inutilement le déplacement jusqu'à Grand Morié, sans pouvoir se faire enrôler.
Pour sa part le chef M'Pouet Michel, a expliqué que le mécontentement des jeunes n'est pas fondé. « C'est une décision que j'ai prise avec les différentes familles à l'issue d'une réunion que j'avais convoquée », a-t-il avancé, rappelant que la réception de l'équipe venue faire les récentes audiences foraines lui avait lourdement pesé sur les épaules et dans les poches.
Concernant la décision de faire enrôler les 20 différentes grandes familles répondant à un souci d'ordre, il soutient que ces dernières ont entièrement adhéré à cette option, comme l'atteste le paiement de 10.000 FCFA qui continuait de s'effectuer en présence du correspondant de l'AIP.
Entièrement gratuite, l'opération d'identification des populations et de recensement électoral a démarré le 27 novembre à Agboville. Après la ville d'Agboville et la commune, elle en est à la dernière étape dans les sous-préfectures. A Grand Morié, le sous-préfet, Mme Touré Soya Marie, espère que l'anicroche du démarrage ne perturbera pas l'opération.