
Les infirmiers de Gagnoa rejoignent les grévistes, une semaine après
Les infirmiers exerçant dans le public à Gagnoa sont entrés en grève jeudi, soit une semaine après leurs collèges des autres régions du pays.
Le secrétaire général de la section locale du Syndicat national des infirmiers de Côte d'Ivoire (SYNICI), Kouédo Albert, justifie ce retard par des problèmes de communication avec la direction du Syndicat.
Selon M. Kouédo, « le préavis de grève envoyé par courrier à Gagnoa n'est pas arrivé à temps », parce que celui qui l'a informé de l'arrivé du courrier lui a indiqué une destination qui n'était pas la bonne.
Il a expliqué que le retard accusé par les infirmiers de Gagnoa à entrer en grève n'est pas dû à une hésitation de leur part, mais s'expliquait par leur souci d'être dans la légalité en prenant le temps d'être en possession du préavis de grève et de convoquer une Assemblée générale (AG), afin de décider d'aller à la grève et d'en informer la hiérarchie.
L'AG a pu se tenir mercredi, suivie aussitôt de l'adresse des courriers d'information aux autorités compétentes. Les infirmiers des établissements sanitaires publics dans le département sont effectivement rentrés en grève le lendemain, a-t-on constaté jeudi et vendredi au CHR de Gagnoa où, toutefois, selon le Directeur du CHR, Dr Méité Djoussouffou, le service minimum était assuré.
Au titre des revendications, les syndicats d'infirmiers exigent la signature de trois décrets, l'un porte sur le statut de grande école demandé pour l'INFAS, un autre concerne leur profil de carrière qu'ils veulent « clair et motivant ». Le denier porte sur l'annulation de tous les projets de décret prévoyant l'ouverture d'un cycle de formation des aides soignants à l'INFAS et leur reversement dans l'emploi d'infirmier. Les grévistes demandent, en outre, le retour du précédent directeur de l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS).