
Bouaké: Des villageois, victimes d'attaques des hommes en treillis, sollicitent l'aide du préfet
Une délégation des habitants des 60 villages des cantons Fari, Prépressou et de Gossan, dans le département de Bouaké, victimes d'agressions, de rackets, de vols, d'assassinats et de viols commis sur des femmes par des individus habillés en tenue militaire, a rencontré mercredi, à Bouaké, le préfet de la région de la Vallée du Bandama, M. Konin Aka, en vue de solliciter son soutien pour mettre fin à la situation d'insécurité qui prévaut dans cette localité.
Selon M. N'Godio Yao, président des jeunes du canton Gossan, cette situation qui dure depuis trois mois, a causé la mort du chef du village de Totibo, Loukou Koffi, abattu par balles et celle d'une femme, dépecée dans son champ, ainsi l'assassinat d'un jeune prénommé Jules, tué d'une balle dans les environs du village de Kanankro, alors que ses agresseurs tentaient de lui arracher sa moto.
"Nous ne pouvons plus nous rendre seuls dans nos champs et circuler librement sur nos routes, nous sommes obligés de nous regrouper pour éviter les attaques et de nous faire dépouiller de tous nos biens par ces individus en treillis et armés de kalachnikovs", a déclaré M. Konan Kouadio, Chef de section du village d'Assémlan.
Le préfet de Bouaké, Konin Aka, qui a associé à cette rencontre toutes les forces présentes à Bouaké, notamment les Forces nouvelles, l'ONUCI et la Licorne, a demandé aux responsables des dites unités de se concerter pour mettre en place un plan de sécurisation aussi bien de la ville de Bouaké que des villages environnants, pour ramener la quiétude au sein des populations locales.