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ACTUALITE DES REGIONS

Gagnoa : Grève des taxis interurbains dans la confusion
AIP | 16/7/2008

Les chauffeurs des taxis interurbains, communément dénommés wôrô wôrô sont entrés en grève ce mardi à Gagnoa dans une situation de confusion telle qu'il est difficile d'identifier ceux qui ont donné le mot d'ordre.

Depuis mardi matin la grande majorité des wôrô wôrô de la commune de Gagnoa ont arrêté de circuler. Des barrages ont été dressés sur les voies dans certains quartiers, notamment à Dioulabougou, occasionnant des échauffourées entre chauffeurs partisans ou opposés à cette grève.

«Nous avons été nous-mêmes surpris par cette grève ce matin et sommes en train de chercher à rencontrer les initiateurs que nous n'avons pas encore pu identifier », a déclaré le Président de la fédération des transporteurs de Gagnoa, M. Coulibaly Amara, soutenu en cela par le Coordonnateur des syndicats de transporteurs de Gagnoa, M. Soumahoro Souleymane et par le Secrétaire général du syndicat national des taxis (SYNATAXI), section Gagnoa, M. Fofana Moussa.

«Nous ne sommes ni de prêt ni de loin associé à cette grève. Il n'y eu aucune concertation préalable, ni aucun mot d'ordre de nos responsables à Abidjan. C'est pourquoi nous avons convoqué une réunion pour mercredi afin de situer les responsabilités», a poursuivi M. Coulibaly.

A la gare de Guissihio, village communal de Gagnoa, les chauffeurs y travaillaient normalement. Ils ont dit ne pas être concernés par cette grève pour n'avoir pas été au préalable informés.

Du côté des chauffeurs en grève, surtout en ville, ils protestent contre la récente augmentation des prix du carburant qui, selon eux, les pénalise énormément.
En effet, explique M. Fofana Yaya, chauffeur de wôrô wôrô, «de 11000Fcfa les 20 litres de gasoil que nous payons pour faire le plein journalier de nos véhicules, nous sommes obligés de débourser 16 000Fcfa depuis la récente augmentation.»

Or, relèvent les grévistes, la plupart des clients, arguant le manque d'argent, continuent de donner 150 à 200Fcfa au lieu des 250Fcfa fixés depuis la dernière augmentation des coûts du carburant.

Dans la sous-préfecture de Bayota où depuis dimanche les populations de certains villages manifestaient contre le coût élevé du trajet Gagnoa-Bayota passé de 900F à 1300Fcfa, l'accalmie y est revenue mardi grâce à la médiation du sous-préfet qui a obtenu des transporteurs que le prix soit provisoirement maintenu à 1000Fcfa. Les transporteurs sont à nouveau autorisés à circuler.

 

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