
Bilan de la situation socio politique et militaire en zone CNO
Le directeur de cabinet du secrétaire général de l'ex- rébellion des Forces Nouvelles s'est prononcé vendredi à Bouaké sur la situation politico- militaire, économique et sociale dans les zones centre nord et Ouest, a constaté un journaliste de IPM.
Lors d'un point de presse tenu à la salle de conférence du secrétariat général, M.Cissé Sindou a indiqué qu'il n'y a jamais eu désertion de 600 soldats FN, suite à leur regroupement au 3ème bataillon.
Pour le directeur de cabinet adjoint des FN, il est « faux » de dire, que des soldats ont déserté le camp de regroupement. Puisque, a-t-il dit, ce camp n'est pas fait pour encaserner tous les soldats FN.
« Il est normal que les ex-combattants démobilisés ne restent pas sur le site de regroupement. Lorsqu'ils sont démobilisés, ils sont orientés vers le Pnrrc ou vers le service civique national. Pourquoi voulez-vous qu'ils restent sur le site de regroupement ? » a interrogé M Cissé Sindou.
Pour lui seuls les volontaires pour la nouvelle armée sont appelés à rester sur le site de regroupement. Mais pour des questions de logistique il leur est permis de rendre visite à leur famille par moment.
« Le fait même que tous les soldats ne soient pas tous encasernés à la même place facilite la rotation. Puisque le regroupement se fait par rotation. Nous disons donc qu'il n'y a jamais eu désertion. Et le mot désertion même est trop fort. » a encore dit M Cissé Sindou..
Toutefois, le directeur de cabinet adjoint a reconnu que l'Etat a des problèmes pour payer en temps réel les 90.000 francs aux ex-combattants. Cela entraîne naturellement des allers et retour des ex-combattants au 3ème bataillon. "C'est ce qui donne l'impression qu'il y a des problèmes" a estimé le conférencier.
M.Cissé Sindou a donc salué le voyage à l'extérieur du Premier ministre qui selon lui n'est rien d'autre que la recherche de solution à la mise en œuvre de l'accord politique de Ouagadougou. « Ce sont ces solutions qui permettront de débloquer les problèmes logistiques que nous avons au niveau des sites de regroupement » a dit M Cissé Sindou.
Au plan économique le directeur de cabinet a indiqué qu'un "comité locale a été mis sur pied pour accompagner le redéploiement de l'administration fiscale" qui selon lui rencontre deux problèmes majeurs que sont la sensibilisation et la prise en compte des troupes FN.
"Nous avons proposé des plans de sensibilisation puisque sans sensibilisation nous ne pourrons pas avoir de redéploiement de la douane. Il faut que les populations, les opérateurs économiques et les militaires qui tiennent les barrières soient sensibilisés" a-t-il insisté.
En outre, les forces nouvelles ayant rétrocédé la gestion communale aux municipalités, il est important selon Cissé Sindou, que l'Etat prenne en charge les éléments des FN dans le processus de l'unicité des caisses.
« Les FN sont disposées à aller vite à l'unicité des caisses si les moyens sont dégagés pour la sensibilisation et la prise en charge de nos hommes. Car nous ne pouvons pas laisser les troupes sans substance au risque de revenir en arrière » a t –il dit.
C'est pourquoi, M.Cissé Sindou a lancé un appel au ministre ivoirien de l'économie et des finances afin que des solutions puissent être trouvées à ces "petites contraintes" pour que le processus de l'unicité des caisses de l'Etat connaisse une accélération.
Par ailleurs, le directeur de cabinet adjoint du secrétaire général des FN a invité les structures bancaires à se redéployer dans les autres villes des zones CNO. Outre Bouaké et Korhogo, les structures bancaires sont absentes des les villes des zones centre, nord et ouest.
Au plan social M.Cissé Sindou s'est félicité du fait que le ministre ivoirien de l'éducation a facilité les conditions administratives aux candidats des zones CNO. « Désormais, l'attestation d'identité n'est plus une exigence pour les candidats aux examens et concours scolaires. Et j'invite les directeurs régionaux à respecter cette nouvelle décision du ministre de l'éducation nationale » a indiqué le conférencier.
Les FN ont demandé, vendredi dernier, que les élèves en classe d'examens ne soient pas obligés de fournir des attestations d'identité, délivré par l'office ivoirien, avant d'être admis en salle le jour des examens.
Le ministre de l'éducation nationale ayant accédé à cette demande, les élèves en classe d'examens ne fourniront que des attestations administratives délivrées par les directeurs régionaux de l'éducation.