
Les Gbans décident d'abolir les funérailles "pompeuses"
L'Association des chefs traditionnels Gbans décide de mettre fin à la pratique de funérailles très onéreuses.
Las des dépenses inutiles pendant des funérailles, les chefs traditionnels Gbans se sont réunis, le 17 mai dernier, pour réfléchir sur une nouvelle attitude à avoir face aux "gaspillages observés lors des funérailles".
Ils ont décrié, entre autres, les coûts exorbitants des transferts de dépouilles mortelles, notamment les transferts de dépouilles de femmes défuntes du village de leurs maris vers les leurs, la conservation de dépouilles sur de longues périodes qui prend l'allure d'une obligation, l'application d'amendes exorbitantes et autres traitements inhumains et dégradants infligés aux veuves, veufs et orphelins comme s'ils étaient reconnus coupables de la mort du défunt.
Les chefs traditionnels Gbans, par la voie de leurs porte-parole, MM. Bakro Paul et Kouamé Yobo Faustin, ont demandé aux cadres, élus, présidents de mutuelles et autres structures associatives de les épauler, en vue de mener des campagnes de sensibilisation pour mettre un terme à cette pratique.
Les Gbans, autrefois appelés Gagous, habitants de la sous-préfecture de Diégonéfla, font partie des peuples qui honorent, pendant l'organisation des funérailles, le défunt et au-delà la famille qui veut se montrer à la hauteur des exigences coutumières en la matière, dit-on.