
Le pont d'Affalikro (Niablé) rouvert à la circulation
Le pont du village d'Affalikro, sous-préfecture de Niablé (département d'Abengourou), réhabilité par les soldats de la force française Licorne et des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire a été officiellement rouvert à la circulation, au grand bonheur des habitants de cette localité et des populations de la région du Moyen-Comoé qui se rendent régulièrement à la frontière du Ghana voisin pour des achats.
Au cours de cette cérémonie, le Général Bollée Clément, commandant de la Licorne, a relevé trois symboles véhiculés par ce pont. Le premier est l'ordre qui règne dans la région du Moyen-Comoé, avec à sa tête le roi de l'Indénié qui est entouré de l'administration et de la population, constituant ainsi "un symbole de paix, d'entente et de rassemblement", a-t-il affirmé.
Le deuxième symbole, selon le Général Bollée, c'est la solidarité, l'entente et l'unité des militaires français et ivoiriens qui se sont mobilisés pour mettre en état, en15 jours, ce pont.
"Un seul bracelet au poignet ne peut pas faire de bruit, nous avec nos frères d'armes, on veut montrer qu'on est ensemble et qu'ensemble, on est fort et qu'à deux on est plus intelligent que tout seul", a dit l'officier général français.
Le troisième symbole, a-t-il révélé, est la nature du projet qui est le pont qui relie les populations, marquant ainsi l'unité entre les habitants de la Côte d'Ivoire.
Quant au Général Philippe Mangou, Chef d'Etat-major des armées ivoiriennes, il a lancé un appel à ceux qui possèdent encore les armes de les déposer. "Si le dialogue est l'arme des forts, le désarmement est l'acte des forts", a-t-il affirmé.
Pour Philippe Mangou, le désarmement est l'acte des hommes "sereins et conscients" qui ont à l'esprit l'intérêt supérieur de la nation.
La reconstruction du pont d'Affalikro est une demande du roi de l'Indénié, Nanan Boa Kouassi III, aux forces Licorne et ivoiriennes pour désenclaver cette voie qui était devenue impraticable à cause de l'état de dégradation avancée de lieu, note-t-on.