
Le corps préfectoral de la région du Zanzan s'engage dans la lutte contre l'utilisation et la traite des enfants
Le corps préfectoral de la région du Zanzan(nord-est du pays) s'engage dans la lutte contre l'utilisation et la traite des enfants dans les activités agricoles, notamment dans l'exploitation de la culture du café et du cacao, enjeu économique et diplomatique de ces vingt dernières années, et dans lequel sont impliqués les industriels chocolatiers européens et américains.
Une session de formation, regroupant deux préfets, quatre secrétaires généraux de préfecture et neufs sous-préfets, parmi lesquels le préfet de région Germain François Goun, se tient depuis mardi, à l'hôtel Marhaba de Bondoukou, en vue de susciter leur adhésion pour la phase active du projet.
Phénomène socio-économique, le corps préfectoral ivoirien, les forces de défense et de sécurité, les organisations non gouvernementales locales et internationales de même que les organisations communautaires y sont, depuis de nombreuses années, constamment confrontés.
A l'initiative du ministère ivoirien de la Famille, de la Femme et des Affaires sociales, cette rencontre est essentiellement axée sur le "programme de renforcement des capacités des partenaires sociaux et de la réinsertion des enfants victimes ou à haut risque de traite", et permettra de communiquer sur les activités du gouvernement ivoirien en matière de lutte contre l'utilisation et la traite des enfants.
Devant s'achever jeudi, elle vise par ailleurs à la sensibilisation des populations sur la nécessité d'assurer la protection de leur progéniture, et devra évoquer les questions des besoins des enfants, de leurs droits ainsi que des différentes violations y étant liées.
M. Kouadio Kra, sous-directeur des Lois et de la Réglementation au ministère de la Famille, de la Femme et Affaires sociales, assurant l'animation de cette session, met l'existence du phénomène sur le compte du déséquilibre économique entre les régions, le niveau élevé de pauvreté dans la sous-région ouest-africaine, les valeurs et pratiques culturelles africaines(la polygamie, les familles nombreuses) et l'insuffisance d'infrastructures éducatives notamment.