
Les rues de la ville de Bouna plongées dans l'obscurité depuis six ans
Les rues de la ville de Bouna sont plongées dans l'obscurité, depuis le déclenchement de la crise sociopolitique du pays, une situation obligeant les populations à sortir chaque nuit avec des lampes et autres cierges pour éclairer leur chemin.
Alimentée par un groupe électrogène, la ville de Bouna fait face à des coupures intempestives de courant. La distribution de l'électricité se fait par secteur, privant ainsi certains quartiers de courant durant trois à quatre jours. L'éclairage public n'existe plus depuis belle lurette, note-t-on.
Selon le directeur régional de la Compagnie d'électricité, M. Amon, joint au téléphone, la forte demande de consommation par les populations face à la faible production d'électricité explique ces désagréments, précisant que son entreprise fonctionne à Bouna avec seulement deux générateurs de 500 kWh chacun.
M. Amon a recommandé la déconnexion des branchements anarchiques et une consommation modérée en vue d'une distribution normale d'électricité.