
Le rapport national sur le développement humain présenté aux populations à Abengourou
Le rapport national sur le développement humain 2004, intitulé "Cohésion sociale et reconstruction nationale", a été présenté jeudi aux populations de la région du Moyen-Comoé (Abengourou, Agnibilékrou) par ses auteurs.
Cette rencontre qui arrive après celles de Yamoussoukro (18 octobre 2005) et de San Pedro (20 décembre 2005), s'inscrit dans le cadre de la "vulgarisation" du rapport auprès des autorités administratives, des élus locaux et de toutes les composantes de la population.
Elle vise à "faire la promotion des concepts de développement durable, de cohésion nationale et de tous les facteurs" pouvant conduire à ces deux concepts, a indiqué M. Siaka Coulibaly, l"un des auteurs de ce rapport.
Au demeurant, il s'agit pour les auteurs d'amener les Ivoiriens à bien comprendre les thèmes développés dans le document, à faire siennes les propositions qui y sont faites et à les intégrer dans la perspective d'un nouveau dialogue social qui permettrait de rétablir un nouvel équilibre social.
Rédigé par le groupe national de réflexion et de développement humain durable, ce document de 140 pages relève les causes l'effritement de la cohésion sociale et fait des propositions pour un nouveau contrat social en tenant compte des diversités culturelles.
Il recommande, en outre, un ensemble d'actions à mener, aussi bien sur le plan économique et social que sur le plan de la bonne gouvernance et de la justice, pour faciliter la reconstruction de la cohésion nationale.
Au-delà des actions et stratégies à mettre en place, le rapport souligne la nécessité d'une volonté politique "clairement exprimée" et d'un engagement franc de l'ensemble des acteurs nationaux, de la société civile, de la classe politique, du secteur privé et de la population elle-même pour atteindre cet objectif.
Des discussions pour la mise en place d'un groupe régional de réflexion sur le développement humain, qui sera chargé d'assurer localement le relais du groupe national et d'engager toutes les activités de promotion du rapport, ont été entamées avec les autorités politiques et administratives de la région, a confié M. Siaka.
Ce groupe régional sera également chargé de recueillir les contributions des communautés à la base, susceptibles d'étoffer le rapport et de consolider le processus de réconciliation. A cette fin, des exemplaires du rapport ont été remis aux préfets d'Abengourou et d'Agnibilékrou et aux rois de l'Indénié et du Djuablin présents à la rencontre.
Le groupe national de réflexion et de développement humain durable qui est engagé dans une phase de "vulgarisation" et d'"appropriation" de son travail, se rendra prochainement à Bouaké, Korhogo et dans l'ouest du pays, a annoncé M. Siaka.
Le rapport national sur le développement humain a été rédigé avec la collaboration du Centre ivoirien d'études économiques et sociales (Cires), à l'initiative du Programme de Nations Unies pour le développement (Pnud) qui entend ainsi apporter une contribution au processus de réconciliation nationale.