
Une compagnie d'assurance déplore le peu d'intérêt accordé à l'assurance-vie par les populations de Bondoukou
Un responsable d'une compagnie d'assurance a déploré mardi, à Bondoukou, le peu d'intérêt accordé par les populations autochtones de Bondoukou à l'assurance-vie.
Selon M. Lago Gnoka Ludovic qui achevait une tournée de promotion des produits d'assurance d'une maison de la place, baptisée "La caravane Yako-Tour", 300 polices d'assurance ont été vendues dans la période du 17 au 20 mars seulement à des fonctionnaires en activité dans la région.
Aucun travailleur ressortissant de Bondoukou n'a souscrit à l'assurance-vie au cours de cette opération, a fait savoir M. Lago.
Selon le représentant de cette maison d'assurance dans le Zanzan, le vrai problème des populations, c'est la pauvreté. Ce "n'est parce qu'ils ne sont pas favorables aux polices d'assurance-vie, même si cette hypothèse est plausible à cause du poids de la religion et des coutumes, mais je crois qu'il s'agit plus d'un phénomène de pauvreté", a-t-il justifié ce fait.
Les seuls salariés originaires de la ville de Bondoukou qui ont un emploi fixe, sont les employés de la mairie ou du conseil général et qui ont un faible salaire, a souligné M. Lago.
La souscription à l'assurance-vie accorde à l'adhérent une couverture totale des frais funéraires, en cas de décès d'un membre de sa famille nucléaire, le cas échéant des ascendants, a-t-on appris.