
Torossanguéhi veut être érigé en circonscription administrative
Le village de Torossanguéhi demande son érection en circonscription administrative et fait savoir qu'il est disposé par lui-même à offrir deux bâtiments neufs, l'un à usage de bureaux, et l'autre, pour la résidence du nouveau sous-préfet ainsi que le véhicule de fonction.
Autres doléances, Torossanguéhi demande l'électrification du village, l'affectation d'une sage-femme à la maternité fermée depuis 2002 et, à l'attention du conseil général, la construction d'un château d'eau et d'un collège, le reprofilage et le renforcement des principales voies de communication desservant leur zone.
A propos du collège, la mutuelle du village est prête à mettre à la disposition des enseignants et du personnel administratif une cinquantaine de résidences dont la majorité existent déjà, confie son porte-parole Kanguéti, le
doyen des cadres locaux qui a présenté, samedi, un livre blanc contenant leurs principales préoccupations.
Ce livre blanc, destiné au parrain, le ministre Désiré Tagro, a été remis à son représentant, le préfet de région, préfet du département. L'érection de Torossanguéhi, en chef-lieu de circonscription, est possible, car ce village dispose d'un potentiel de développement qui s'affirme tous les jours, a plaidé, d'emblée, son porte-parole.
Torossanguéhi, village-carrefour de plus de trois mille âmes, situé aux croisements des routes menant à Nassian, Gohondo, Laoudi bâ et Zadéhi, est peuplé Koulango, ethnie faisant partie du groupe gur ou, plus généralement, voltaique, regroupant les Sénoufo. Ce peuple y est installé depuis le 17è siècle.