
Le directeur départemental de la Santé de Bouaflé au chevet des comités de gestion des centres de santé ruraux
Le nouveau directeur départemental de la Santé de Bouaflé, Dr Guédé Abel, a achevé, vendredi, une tournée de travail d'une semaine dans les centres de santé ruraux, en vue de redynamiser les comités de gestion (COGES) qui s'avèrent quasi-inexistants par manque d'activité.
Pour mettre un terme au dysfonctionnement des COGES dû, selon lui, au manque d'animateurs véritables, le Dr Guédé Abel, a rencontré les autorités villageoises, les quelques membres encore présents pour leur expliquer le rôle d'un COGES et ce qu'on attend de ses membres.
Il a également préconisé le renforcement de la capacité des COGES, en portant le nombre des membres de 10 à 20, de sorte que les différents villages et communautés qui utilisent ces centres de santé se sentent impliqués dans leur gestion.
Etre membre d'un COGES est une activité bénévole qui demande la bonne volonté et la disponibilité des postulants. Mais pour n'avoir toujours pas bien compris cela, la plupart des membres abandonnent très vite leur mission dès qu'ils se rendent compte qu'il n'y a pas d'argent à gagner. Et cela constitue réellement un frein au bon fonctionnement des 18 structures sanitaires du district, selon le directeur départemental.
Or un COGES inopérant sous-entend qu'on donne toute latitude à l'infirmier ou à la sage-femme de gérer à sa volonté le centre de santé, alors que cette gestion doit être collégiale, pour plus de transparence.