
Une coopérative de transformation d'anacarde relance ses activités d'exportation à Bondoukou
La Coopérative des producteurs agricoles de Bondoukou (COPABO) a présenté, vendredi, à Bondoukou, sa vision pour un bon conditionnement et une exportation des amendes de cajou vers l'Europe.
"Nos produits bénéficient de la certification traçabilité qui permet à nos clients européens de connaître l'origine du produit, à chaque étape de la transformation, du conditionnement ainsi que de l'exportation", a expliqué le président du conseil d'administration de la COPABO, M. Koffi Kossonou Daniel, lors d'une cérémonie publique à son siège au quartier Lycée de la ville.
M. Koffi Kossonou a indiqué que, par cette approche, les clients occidentaux ont la certitude que le producteur, membre de la coopérative, bénéficiera d'un prix rémunérateur proche de celui du marché international.
L'objectif à court terme, a expliqué le patron de la COPABO, est d'acquérir la certification BIO, c'est-à-dire, pas d'intervention de produits phytosanitaires dans le traitement des vergers.
Selon le PCA, la coopérative vend, depuis 2006, ses produits transformés sur le marché français. "Nos produits, étiquetés'Noix de cajou de Côte d'Ivoire', sont produits à Bondoukou et vendus dans plus de 4000 supermarchés en Europe", a-t-il affirmé.
"Le stockage des noix après séchage au soleil, la cuisson à la vapeur, le décorticage, le séchage des amendes, le dé-pelliculage, le pré-conditionnement, puis le conditionnement par carton de 12 kg et le transport vers le port", est une première en Afrique a soutenu le patron de la coopérative.
"Nous avons exporté 15 tonnes d'amendes en 2007 et escomptons 20 tonnes en 2008", a annoncé le PCA de la COPABO.
Selon lui, la principale contrainte de l'exportation de l'amende demeure l'ouverture et le piétinement des cartons lors des contrôles par les Forces de défense et de sécurité (FDS) sur le tronçon Bondoukou-Abidjan. "S'ils sont légaux, les contrôle tatillons mettent malgré tout en danger nos amendes qui arrivent quelques fois détériorées en Europe, a dit M. Kossonou.