
Evasion d'un membre de Boko Haram
La police nigériane a confirmé que l'un des principaux suspects, dans les attentats meurtriers contre des églises à Noël, s'échappé.
L'évasion de Kabiru Sokoto, membre de la secte islamiste Boko Haram, qui était en garde-à-vue, est très embarrassante pour la police, accusée d'incompétence.
Mais ce qui ne manquera pas de susciter des interrogations est que le suspect avait été arrêté dans la résidence du gouverneur de l'Etat de Borno, à Abuja le week-end dernier.
Son porte-parole, Inuwa Burala a démenti toute collusion avec la secte islamique.
Il a déclaré à un envoyé spécial de service mondial de la BBC, que l'évasion du suspect montrait qu'il y avait eu des failles dans le dispositif pour assurer la sécurité du gouverneur.
Au Nigeria, un membre de la secte islamiste Boko Haram, soupçonné d'avoir participé aux attentats meurtriers le jour de Noël, s'est évadé.
Les autorités de l'Etat de Borno, ont démenti tout lien avec le suspect qui avait été arreté dans la résidence du gouverneur de cet Etat à Abuja.
Par ailleurs la police a annoncé l'arrestation à Maiduguri de six dirigeants de la secte.
Boko Haram a revendiqué une série d'attentats meurtriers survenus au Nigeria ces derniers mois
Un responsable de la police a été suspendu de ses fonctions.
Plus largement, ce dernier développement est très embarrassant pour les autorités fédérales.
Le Nigéria est un pays coupé en deux, le Nord où les musulmans sont majoritaires, le Sud principalement chrétien.
Depuis un certain temps on soupçonne Boko Haram d'avoir infiltré la sphère du pouvoir et que des responsables politiques dans le nord musulman ont des contacts secrets.
L'actuel président de la fédération est Goodluck Jonathan, un chrétien.
Or selon une règle non-écrite, cela aurait dû être le tour d'un musulman.
Pour de nombreux nigérians ce n'est peut-être pas un hasard si on assiste à une recrudescence d'attentats, revendiqués par la secte islamiste, ciblant les forces de police et des églises.