
Les FDS soutiennent la décision du Président Gbagbo
Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDSCI) rencontrées mercredi, au terme de la série de consultations des forces vives de la nation entreprise par le président de la République, Laurent Gbagbo, pour recueillir leurs points de vue sur l'accord de Pretoria et la lettre du médiateur sud-africain, ont réaffirmé soutenir sa décision d'appliquer l'article 48 de la Constitution pour régler la crise ivoirienne.
"M. le Président de la République, tout ce que vous avez décidé à l'issue de ces consultations est immédiatement exécutoire pour vos forces de défense et de sécurité qui vous font totalement confiance et qui demeurent à votre entière disposition", a déclaré le Capitaine de Vaisseaux Major, Vagba Faussignaux, commandant la Marine nationale, assurant l'intérim du chef d'Etat-major des Armées actuellement en Afrique du sud.
Les FDSCI qui "saluent avec déférence" les décisions prises mardi soir, après dix jours de consultations, disent "mobilisées" derrière le chef de l'Etat pour accompagner le processus de paix "auquel elles se plient sans état d'âme, conformément à la volonté de leur chef suprême".
Mardi soir dans une message adressé à la nation, le président de la République a autorisé les candidats des partis politiques signataires de l'accord de Linas-Marcoussis, notamment le président du Rassemblement des républicains, Alassane Dramane Ouattara, à se présenter, s'il le désire, à l'élection présidentielle d'octobre 2005.
En outre, compte tenu de l'urgence et la nécessité constitutionnelle d'organiser les élections générales en 2005 et conformément à l'article 48, le chef de l'Etat a pris des mesures exceptionnelles en donnant mandat à l'Institut national des statistiques (INS) d'établir, "dans les meilleurs délais, les listes électorales et les cartes d'électeurs avec au moins deux mentions spéciales: la photo d'identité et l'empreinte digitale du titulaire" et en ordonnant la CEI à prendre des dispositions pour permettre à chaque partie intéressée par les élections à faire des vérifications à temps pour éviter toute contestation éventuelle", rappelle-t-on.