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Les ressortissants de la CEDEAO décident de cotiser 1000 fcfa chacun pour l'Etat ivoirien
APA  [ 5/10/2008 ]

Les ressortissants de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont décidé samedi, à l'issue d'une rencontre avec le président Laurent Gbagbo, de cotiser chacun la somme de 1000 FCFA pour l'Etat de Côte d'Ivoire afin de l'aider à organiser sa sortie de crise.

Les ressortissants de la CEDEAO en Côte d'Ivoire (environ 8 millions dont 4 millions de Burkinabés) sont allés exprimer leur reconnaissance au président Laurent Gbagbo pour la suppression de la carte de séjour en octobre 2007.

Leurs portes paroles, Emile Kima et Pape Niasse ont non seulement félicité le Chef de l'Etat pour la suppression de ladite carte, jadis source de nombreuses tracasseries policières.

En signe de reconnaissance et pour accompagner la Côte d' Ivoire sur la voie de la paix et des élections, les ressortissants de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ont, séance tenante, levé une cotisation symobolique.

Ils ont également demandé au Ministre ivoirien de l'Economie et des Finances de leur communiquer «l'établissement financier dans lequel chaque membre de la communauté ouest-africaine peut effectuer le versement de 1000 francs CFA ».

« Je souhaite que les pays de la CEDEAO se mettent ensemble pour lancer les opérations économiques. Si on le fait, ce sera notre force. Pour être libres et indépendants, il faut que nous soyons unis », a appelé avec force et conviction le président Laurent Gbagbo.

Selon lui, c'est cette vision intégrationniste qui a justifié, « la suppression pure et simple de la carte de séjour qui a fait plus de tords que de bien ».

« L'accord politique de Ouagadougou marche bien et nous permet de circuler. Il ne reste plus que la dernière étape, la préparation des élections », a ajouté M. Gbagbo en s'exprimait sur le processus de sortie de crise.

Le chef de l'Etat ivoirien a aussi dénoncé «l'attitude de certains acteurs politiques qui s'insurgent contre les retards accusés dans l'application de l'APO.

« La mauvaise foi les rend aveugles. Les êtres humains sont plus pressés que le temps. Soyez patients pour une fois. Taisez-vous et laissez les gens travailler. Leurs gesticulations ne changeront rien. Nous allons au pas du salut de la Côte d'Ivoire », a-t-il conclu.

La Côte d'Ivoire tente d'aller aux élections présidentielles après la signature de l'accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007 par le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, et Guillaume Soro, le leader de l'ex-rébellion devenu, par la suite, Premier ministre à la faveur dudit accord.

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