
Une mission d'observation électorale en Côte d'Ivoire relève des insuffisances dans le traitement du contentieux judiciaire
Une mission d'observation électorale (MOE) de la convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a relevé mercredi des insuffisances dans le traitement du contentieux judiciaire de la liste électorale 2010
à l'occasion de la présentation du rapport de la mission d'observation électorale (MOE) de la convention de la société civile ivoirienne (CSCI) le chef du projet Jean Bosson Kouadio, a mentionné des insuffisances, de nombreuses erreurs techniques qui ont entaché la liste électorale provisoire 2010.
"De nombreux cas de réclamations d'inscriptions et de rectifications des personnes ayant reçu satisfaction de leurs réclamations lors du premier contentieux, ne se retrouvent pourtant pas sur la nouvelle liste électorale provisoire » a-t-il déploré.
Selon lui, le contentieux judiciaire a connu des fortunes diverses et a fait naître un climat de méfiance entre les militants de certains partis politiques.
Il a également dénoncé la récupération politique du contentieux judicaire et des demandes massives de réclamations en radiations ces derniers jours du contentieux par des groupes organisés.
" Le non respect du mode opératoire dans certains tribunaux de première instance (TPI) à Divo où 1829 radiations ont été prononcées par le juge en l'absence de décisions des commissions électorales locales (CEL) et à Gagnoa où des demandes en radiation ont été également prononcées en l'absence des mis en cause et des décisions des CEL'' a encore noté M. Bosson.
Pour lui, la sécurité de 32% des centres est assurée par les vigiles non armées en lieu et place du centre de commandement intégré (CCI) et 3% des listes n'ont pas été affichées dans les lieux prévus.
"La population a marqué un désintérêt vis-à-vis de l'opération en cours et très peu d'affluence des réclamants dans les commissions électorales locales (CEL). De nombreuses demandes en radiation formulées ou introduites auprès des TPI n'ont pas abouti faute de preuves et non respect du mode opératoire'' a-t-il conclu.
Le premier tour de la présidentielle ivoirienne est prévue le 31 octobre prochain.