
L'opposition appelle le peuple ivoirien à se mobiliser contre tout nouveau report du scrutin
Trois leaders ivoiriens de l'opposition, Francis Romain Wodié, Gnamien Konan et Jacqueline Lohouès-Oble, candidats à l'élection présidentielle, appellent le peuple ivoirien à se mobiliser contre tout nouveau report de la date de l'élection présidentielle, annoncée pour le 31 octobre prochain, et préviennent le gouvernement que si tel devait le cas, ils croiseront le fer avec lui.
Ceux-ci l'ont fort proclamé, samedi, à Abidjan, à l'occasion de la mise sur pied d'un mouvement, baptisé "front pour des élections rapides en Côte d'Ivoire(FER)", destiné à œuvrer à "l'avènement d'élections urgentes, propres et régulières", selon l'exposé de leur motif présenté par le président du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), le professeur de droit constitutionnel, Francis Romain Wodié.
La Côte d'Ivoire devait, depuis la fin du mandat constitutionnel du président Gbagbo en octobre 2005, tenir des élections, mais à plusieurs reprises reportée, pour des "nécessités techniques" dans l'organisation de ce scrutin, le plus ouvert, depuis l'indépendance. Ce scrutin devrait, pour la première fois, mettre en lice 14 candidats, parmi lesquels l'ancien chef de l'Etat, Henri Konan Bédié, et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
"Nous n'accepterons plus un autre report (…). Si tel était le cas, nous croiserions le fer avec eux", l'ont-ils signifié dans un document produit à cet effet, et paraphé par eux. Le Pr. Jacqueville Oble a fait savoir que leur mouvement est une "union ponctuelle qui se veut une arme de pression contre le président ivoirien(Laurent Gbagbo) et la Commission électorale indépendante (CEI) pour obtenir "la tenue des élections à la date indiquée".
"L'encasernement, les contentieux électoraux sont terminés et l'argent pour l'organisation de l'élection présidentielle est disponible", a-t-elle relevé pour justifier leur prise de position. Pour sa part, Gnamien Konan de l'union pour la Côte d'Ivoire(UPCI) a présenté cette coalition comme une "alternative politique crédible" pour la paix et le renouveau de la Côte d'Ivoire".