
Des soldats de l'ex-rébellion manifestent à Bouaké
Le contingent de l'ex-rébellion des Forces nouvelles au sein du Centre de commandement intégré ( CCI, brigades mixtes ex-rebelles et loyalistes) de la Côte d'Ivoire a décidé mercredi à Bouaké (centre, 340 km d'Abidjan) un arrêt de travail pour réclamer des arriérés de primes et son intégration dans la police nationale ivoirienne.
Environ 300 soldats ont décidé de ne plus travailler jusqu'à satisfaction de leurs revendications qui tiennent à trois mois d'arriérés de primes de 50 000 FCFA (environ 75 euros) et à la signature par le président de la République d'un décret les incorporant dans la police nationale.
Les portes du commissariat mixte sis au quartier Sokoura sont restées hermétiquement closes, a-t-on constaté.
"Nous réclamons trois mois d'arriérés de primes et la signature du décret d'intégration des 300 policiers tel que recommandé par l'accord de Pretoria", a expliqué le lieutenant Traoré Souleymane.
L'accord de Pretoria signé en 2005 par les parties ivoiriennes prévoit l'intégration de 300 éléments des Forces nouvelles dans la police et 300 autres dans la gendarmerie.
"Depuis le mois d'août 2009, nous avons été mis à la disposition du CCI et nous travaillons sans un statut précis. On ne peut plus continuer à évoluer dans un tel flou", a ajouté Traoré Souleymane qui assure que "tant que la revendication n'est pas satisfaite, les commissariats mixtes seront fermés".
Par solidarité avec leurs frères d'armes, les autres éléments du Centre de commandement intégré issus de la police nationale sont restés dans leurs casernes.
Environ 8 000 éléments à parité ex-rebelles et ex-loyalistes composent le CCI chargé d'assurer la sécurisation du processus électoral.