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Le ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur souligne les inconvénients des heures complémentaires
APA | 11/3/2010

Actualité

Le ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ibrahim Cissé Bacongo, s'est inquiété mercredi, au cours d'une conférence de presse, des graves inconvénients que les heures complémentaires font planer sur le système d'enseignement supérieur et de recherche en Côte d'Ivoire.

« Le système ivoirien de l'enseignement supérieur ne pourra améliorer sa qualité que si nous apportons des réponses courageuses, volontaristes, pérennes et idoines au déficit en enseignants dans nos institutions universitaires dont les manifestations les plus évidentes constituent les heures complémentaires » a-t-il expliqué.

Selon lui, la Côte d'Ivoire en matière d'enseignement supérieur a le plus grand taux de couverture de la sous région avec 773 étudiants pour 10.000 habitants.

Cette situation, a encore expliqué M. Cissé Bacongo, « est caractérisée par des effectifs pléthoriques d'étudiants dans nos structures universitaires ».

Il a cité l'exemple de l'université de Cocody dont la capacité d'accueil normal se situe entre 10.000 et 15.000 étudiants mais qui en reçoit aujourd'hui entre 60 et 70.000 étudiants.

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a également déploré l'insuffisance du nombre d'enseignants, ce qui explique, selon lui, la faiblesse du taux d'encadrement.

« Un enseignant pour 41 étudiants alors que la norme UNESCO est de un enseignant pour 25 étudiants. Là encore un enseignant pour 41 étudiants, ça c'est dans le meilleur des cas. Sinon c'est un enseignant pour 75, 100 et voire 500 étudiants comme c'est le cas en criminologie » a-t-il ajouté.

Pour lui, ce sont ces deux caractéristiques qui ont induit le recours aux heures complémentaires.

« On a dû estimer que le coût de ces heures complémentaires serait inférieur à la masse salariale qu'engendrait le recrutement d'un nombre suffisant d'enseignants » a encore poursuivi le ministre Cissé Bacongo.

Mais, a-t-il conclu « à l'analyse, les heures complémentaires présentent de graves inconvénients pour notre système d'enseignement supérieur et de recherche ».

 

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