
Une milice soutient le patron des armées ivoiriennes
Le chef des miliciens de l'ouest ivoirien, Maho Glofiéhi, a exprimé, dans un entretien accordé lundi à APA son soutien au chef d'Etat major des forces de défense et de sécurité ivoiriennes, (FDS, loyalistes) « pour tout ce qu'il va faire et qui va dans le sens de la paix ».
« Du côté de l'ouest de la Côte d'Ivoire, tout se passe bien au niveau de la sécurité. Moi je suis pour tout ce que le général Mangou va faire, et qui va dans le sens de la paix » a estimé Maho Gloféhi en précisant « je dis bien que nous n'avons pas fait la guerre en tant que telle ».
Nous avons fait de la résistance, a-t-il expliqué, « pour tout simplement magnifier notre soutien aux institutions républicaines et à la légalité constitutionnelle ».
« Notre travail c'est qu'on arrive à une paix sociale et à la normale. Que ceux qui n'ont pas le droit de porter les treillis et les armes ne les portent pas. Ce qu'il y a lieu de faire, c'est le processus de paix » a poursuivi Maho Glofiéhi, ajoutant qu'il « soutient le processus de paix, le Premier Ministre et le Président de la république ».
« Je soutiens ces institutions. Par conséquent, j'attends tous ceux qui viendront dans le sens de rétablir l'ordre républicain, nous soutenons cela » a-t-il insisté.
« Pour nous, forces de résistance du grand ouest, qu'est ce qu'il faut faire pour que la Côte d'Ivoire reprenne sa place d'antan dans le concert des nations, une nation prospère » a encore dit le chef milicien qui déclare avoir plusieurs milliers hommes, sous ses ordres.
« Il faut retenir que je suis le président des forces de résistance qui est une branche armée mais en même temps si vous voyez que malgré ça, il y a la paix à l'ouest c'est par ce que moi je suis un chef traditionnel » a argumenté M. Glofiéhi.
« J'attends le chef d'Etat major. Déjà le travail est fait sur le terrain. Nous sommes les premiers à faire le profilage, donc à aller dans le sens de la paix sociale avec mes hommes qui sont plus que 25 000 personnes » a-t-il conclu.
Le général Philippe Mangou, chef d'Etat major des forces de défense et de sécurité (FDS) a lancé début novembre, à partir d'Abidjan une opération de déguerpissement des milices.
Ainsi celles qui squattaient des sites publics et privés à Vidri (Abidjan sud) et d'Abiabou (Abidjan nord) ont été délogées de leur camp, en attendant le programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) et celui du service civique.
Estimées officiellement à environ 12 000 personnes, les milices qui ont combattu aux côtés des forces gouvernementales lors de la guerre du 19 septembre 2002, sont fortement concentrées dans la région ouest avec notamment le Front de Libération du Grand Ouest (FLGO ) qui revendique 7000 hommes, l'Union Patriotique pour la Résistance du Grand Ouest ( UPRGO ) avec 1800 hommes, le MILOCI, Mouvement Ivoirien pour la Libération de l'Ouest de la Côte d'Ivoire.