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Soulèvement de Daoukro - 78 militaires radiés, 13 activement recherchés
Raymond-Alex loukou  [ 1/10/2008 ]



Le chef d'Etat-major des Armées ivoiriennes a frappé très fort. Suite au soulèvement, le week-end dernier, des militaires du Groupement de Daoukro pour réclamer le payement de leurs «haut les cœurs», le Général de Division Philippe Mangou a pris des sanctions disciplinaires très lourdes à l'égard des éléments fauteurs de trouble.

Ainsi, selon le porte-parole des Armées le Colonel Hilaire Babri Gohourou, à nouveau présent ce lundi sur le plateau du JT de la Première Chaîne de la Télévision ivoirienne (RTI, télévision publique), ce sont au total «91 militaires du rang» qui ont été identifiés comme étant les meneurs et les acteurs de l'action subversive du vendredi 26 septembre.

«78 éléments ont été arrêtés, transférés à Abidjan et mis à la disposition du Tribunal militaire. Les 13 autres sont en fuite et sont activement recherchés», a indiqué le porte-parole des Armées. Le Colonel Babri Hilaire a également lu à l'antenne, les sanctions disciplinaires prises par le chef d'Etat-major des Armées à l'encontre des insurgés.
Voici la teneur de la sentence prononcée par le Général de Division Philippe Mangou par la voix de son porte-parole : «Les 78 éléments arrêtés sont radiés et rayés de l'effectif des Armées. Les 13 autres qui sont en fuite sont également radiés et rayés de l'effectif de l'Armée, et activement recherchés». Le CEMA a en outre sévèrement mis en garde contre tout remue-ménage dans l'armée. «Il existe des voies de recours dans l'Armée. Dorénavant, tout militaire qui manifestera avec des armes trouvera en face de lui d'autres militaires plus armés que lui», a averti Mangou via le Colonel Babri.

Le Lieutenant-Colonel Ange Kessi Kouamé Bernard, Commissaire du Gouvernement, également présent sur le plateau du JT de 20H a quant à lui souligné que les enquêtes sont en cours et que les auditions des prévenus ont déjà commencé. Le Procureur militaire a fait remarquer que les sanctions disciplinaires n'éteignaient pas l'action pénale, avant d'ajouter que si les mis en cause sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, ils pourraient encourir des peines privatives de libertés allant de 5 à 20 ans de prison.

Source : connectionivoirienne.net

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